Publicité
AccueilChroniques

Chroniques

Suis-je satisfait de ma vie?

Marie-Ève Lacasse raconte sa vie entre deux mondes – le Québec et la France – dans Autobiographie de l’étranger.

Place à la relève

L’année 2019 fut faste pour la BD québécoise, tout particulièrement en ce qui concerne la publication de premiers albums de jeunes autrices et auteurs. Leur remarquable incursion dans la discipline toujours florissante qu’est la bande dessinée assure incontestablement la pérennité de cet art. Voici les têtes d’affiche de demain.

Suivez-nous

42,590FansJ'aime
11,125AbonnésSuivre
11,257AbonnésSuivre

Laïcité et mutilations génitales féminines

Je vous propose cette fois deux essais qui abordent, avec sensibilité et intelligence, des sujets controversés.

Deux livres d’images

D’excellents essais peuvent très bien se faire avec des images. À preuve, cette BD et ce magnifique livre d’astronomie.

Nathalie Sarraute : Seule au fond du café

Même si elle a vécu un siècle, s’en retirant au matin du 19 octobre 1999 à 99 ans, Nathalie Sarraute considérait que rien de ce qui concernait sa vie personnelle pouvait justifier qu’elle soit l’objet d’une biographie : « L’explication de l’œuvre par la vie me paraît aberrante », tranchait-elle. Hostile au genre, la romancière du Portrait d’un inconnu.

La reconstruction

Elle dit accorder trop d’importance à l’oubli, « un genre de résilience, […] la seule façon d’inventer quelque chose, d’avoir l’âme neuve et pure […], le vrai moyen de résister à la mort, ou au moins de le croire ». Elle brandit cet idéal un peu naïf de la table rase, mais mesure aussi de manière extralucide le poids du passé, ce boulet qui l’obsède et la hante. Un passé à la fois trop prégnant et menacé de disparaître comme l’être aimé. La séparation est un bijou bâti par d’habiles et puissants outils pour dire la déprise à la suite d’une rupture amoureuse.

Comment choisir un livre pour son enfant

Je l’ai mentionné souvent dans la revue Les libraires et me le redis chaque fois que j’entre en librairie : la littérature jeunesse est foisonnante, c’est un univers aux mille possibilités, dont l’offre est diversifiée et se renouvelle constamment, alors que les auteurs, les illustrateurs, les éditeurs et les spécialistes du marketing inventent de nouvelles façons de rendre la lecture vivante, attirante, puissante. Le souci est toutefois de s’y retrouver! Comment faire pour savoir quel livre convient à quel lecteur? En tant que parent, comment faire un choix éclairé dans ce magasin de bonbons? Comment orienter l’enfant entre les rayonnages tous plus colorés les uns que les autres?

Viser juste

La littérature pour adolescents a de multiples facettes, mais qu’on soit dans le roman miroir ou le roman de genre, dans un ouvrage de science-fiction, dans un univers fantastique ou dans une sombre histoire de meurtre, elle met généralement en scène des personnages qui sont eux-mêmes des ados. Et là est le danger. Parce que les lecteurs de ce type de livres sont très critiques quand ils décortiquent la façon dont ils sont représentés : la ligne est mince entre le « wow, on dirait que c’est moi » et le « mais c’est juste des clichés! », et encore plus quand vient le temps d’analyser la langue orale rendue dans les livres, les modes lexicales se succédant à un rythme effréné dans les écoles secondaires. Comment, dès lors, faire en sorte que les adolescents se reconnaissent dans les romans qui les visent?

Autour du polar historique, ou ces crimes conjugués au passé…

Qu’est-ce qu’un roman policier historique? Même si nous en trouvons quelques rares exemples sous la plume d’auteurs d’antan comme Agatha Christie, John Dickson Carr, Nicholas Meyer et autres, ce sous-genre très populaire a vraiment gagné les faveurs du grand public après la publication du best-seller Au nom de la rose, d’Umberto Eco.

Suspense et morts violentes : quelques variations sur le thriller actuel

Qu’est-ce qu’un thriller? Inspiré du mot anglais « thrill », qui signifie « frisson », c’est un sous-genre du polar qui s’est écarté radicalement du récit à énigme classique (Conan Doyle, Agatha Christie, etc.) pour privilégier des œuvres riches en suspense ayant pour but d’exciter les nerfs du lecteur par la violence des scènes, la prédominance de l’action et la cruauté de ses protagonistes.

Temps double

Qui n’a jamais subi d’insomnie à cause de la pression professionnelle? Senti les élancements de ses cernes, les tiraillements de la migraine? Et parfois, lorsque le manque de sommeil persiste, les hallucinations découlant de l’éveil prolongé? Le travail peut générer son lot d’incertitudes et d’angoisses. Les « entre autres pigistes » comme moi connaissent ces aléas (et avantages, dont écrire des textes en compagnie de son félin gris).

Par un hasard de sauvagerie

Une enfance passée près d’une forêt marque de manière durable. La petite fille en moi se souviendra toujours des sentiers sylvestres, parfois empruntés candidement en pleine saison de chasse. Des montagnes qui, de leur sommet, donnaient l’impression de gorges sans fond tant elles étaient vertigineuses. De temps à autre, des ruisseaux, amorces de rivières, émergeaient lorsque je pistais une bête sauvage. Ces « chemins qui marchent » menaient à un océan lointain, à l’une des sept mers. Je le savais.

Les animaux et l’élargissement de la sphère éthique

Aux États-Unis, vers 1750, le fait de posséder des esclaves ne troublait pas grand monde. Mais en 1850, la chose était devenue très controversée et, au début du XXe siècle, l'esclavage était une pratique absolument inadmissible, pour à peu près tout le monde.

Le bien commun

En Occident, vivre pendant toute une année en réduisant au maximum son empreinte écologique est un pari à la portée de nombreuses personnes, qu'on soit de la campagne ou de la ville. Le défi frise néanmoins l'utopie — et pour certains esprits défaitistes, la folie — quand on habite dans une mégapole où surconsommation rime avec pollution, quand nos moeurs laissent des traces nuisibles, indélébiles et souvent invisibles. C'est pourtant le pari fou qu'ont décidé de relever un New-Yorkais et sa petite famille. Un pari réussi.

La marcheuse au bout de la nuit

La première fois que j’ai entendu le nom d’Ouanessa, c’était le 22 août 2012 et je marchais sur le boulevard René-Lévesque avec des dizaines de milliers d’autres. Après avoir tendu mon poème-affiche Jeanne au cœur de mai au député de Mercier Amir Khadir, ce dernier m’a répondu qu’il fallait absolument que je lise le poème Nous marchons d’Ouanessa… et son nom de famille s’est perdu dans la clameur, le député s’est éloigné, j’ai noté sur un exemplaire de mon poème le prénom de Ouanessa, en le faisant commencer par W, comme un épais qui se magasine une assurance chez Wawanesa. Au lancement de son dernier livre, je suis monté sur scène pour lire ce très beau poème que j’avais recopié à la main juste avant de partir de chez moi.

Au cœur du monde

C’est un vieux fantasme. Tout écrivain rêve d’épuiser un lieu, l’instant d’une journée. De décrire la vie qui s’y trouve sous tous ses angles, comme un kaléidoscope tournant sur lui-même à l’intérieur de sa pensée, captant la lumière et la diffractant en autant de prismes de visions. Le plus monumental achèvement, en ce sens, demeure Ulysse de l’écrivain irlandais James Joyce, un pavé de 800 pages qui, d’une couverture à l’autre, trace le portrait du 16 juin 1904, une journée comme les autres dans l’étang noir dublinois. Georges Perec, autre farceur notoire, s’installa un jour au Café de la Mairie, place Saint-Sulpice, pour prendre compulsivement en note tous les faits et gestes qu’il observait autour de lui. Sa Tentative d’épuisement d’un lieu parisien n’est pas une lecture agréable, mais expérimentale au sens fort du mot. La science de cet oulipien s’impose comme un art de la futilité élevé au rang d’expérience métaphysique.

Briller dans l’oubli

Comme un hommage au Soldat inconnu, je vous consacre cette chronique, autrices et auteurs jamais publiés. Collègues anonymes, acharnés ou téméraires qui consacrez des mois, des années de travail sur des bouquins dont la matérialisation ne surviendra peut-être jamais, je vous salue bien bas. Beaucoup d’appelés, peu de lus, c’est documenté, mais ces appelés n’ont pas nécessairement moins de mérite que les élus. Les manuscrits qui traînent au fond de vos tiroirs ou de vos clés USB ne sont pas insignifiants. Même refusés quarante fois, même corrigés à 100 reprises en vain, vos mots importent. Peut-être même qu’il est génial, votre livre dont personne ne veut. Battez-vous encore, écrivez toujours.

Le chant de l’amazone

Amazon ouvrira un entrepôt à Montréal à l’aube des fêtes 2020. Aux États-Unis, le géant peut maintenant vous livrer une minimaison que vous assemblerez vous-même.

Inscrivez-vous à notre infolettre