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Boîtes d’allumettes

L’hiver, l’humidité qui rentre dans les os, dans les appartements. Ce court roman est comme la croûte qui se forme sur la neige et que l’on peut casser, « comme le dessus d’une crème brûlée » ; doux, fragile, mais aussi un peu glacial. On y suit une jeune maman qui, au travers de sa recherche d’appartement à Montréal, se remémore les endroits où elle a vécu, entre la République tchèque, l’Autriche et le Canada. Le jeu des temporalités y est intelligent et berce le lecteur qui accepte de s’y prêter. Les différents univers géographiques sont si bien campés qu’ils nous semblent tous un peu familiers. Le couple imparfait, les propriétaires trop avenants, les lendemains d’insomnie vaseux, le choix du nom de famille de son fils : la protagoniste nous donne à voir une quête de connaissance de soi qui, bien que séparée par boîtes, est complexe et perpétuelle. Ce livre doux, entre fragments, photographies et poésie, a pour le coup une réelle singularité, j’oserais même dire : identité. Un autre petit bijou signé Le Cheval d’août.

Miss Biblio en fait trop

Miss Biblio, c’est Lucie St-Laurent, une véritable passionnée de lecture. Directrice de la bibliothèque de Blanche-La Neuve et présidente du Mouvement des bibliothèques du Québec, elle est totalement dévouée à la mission de ces institutions culturelles, faisant abstraction du reste. Toutefois, malgré sa détermination, Lucie n’est rien de plus qu’une simple humaine. Piégée dans un tourbillon de travail constant, de course effrénée, d’histoires d’amour et de combines politiques, jusqu’où se rendra Miss Biblio avant de s’effondrer ? Chantal Brodeur nous présente une belle bibliothérapie sans lourdeur, en écho à la vie de bien des gens, avec une fin pleine d’espoir.
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