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Une odeur d’avalanche

Grouillant de quidams parfois sympathiques mais souvent désagréables, criblé de catastrophes invraisemblables, détricoté jusqu’au fond de culotte mais tissé serré jusqu’aux oreilles, le quartier Saint-Sauveur est un théâtre fascinant. S’y dessinent des amoureux éclopés, des bagarreurs de fond de ruelle, des pas de danse, des chiens incendiaires, des messages codés et une multitude d’oiseaux. Une odeur d’avalanche est une photo d’époque, un registre des amours éternelles, un musée des lieux décrépits, une allée de fleurs des champs et un jet de soleil filtré dans les vieux rideaux. Baignée de poésie, parcourue de grands séismes et ponctuée de minuscules miracles, cette histoire nous rappelle qu’il faut rêver.

Les heures parallèles

D’un côté, il y a Bill, ferrailleur itinérant. En espérant fuir son ancienne vie teintée d’erreurs et oublier les souffrances de son enfance hantée par la violence familiale, il fait le choix de changer de ville et de vie. De l’autre, il y a Marion, vivant dans le luxe de son condo montréalais, dans sa prison dorée. Cloîtrée dans la peur, elle est victime de la violence pernicieuse de son conjoint. Bill et Marion sont deux voisins, deux inconnus. Il suffira d’une brève rencontre pour que Bill détecte chez Marion ce regard, cette détresse malheureusement trop familière pour lui. Bien qu’il ne puisse se permettre aucun écart, comment peut-il fermer les yeux? Saura-t-il lui venir en aide? Dans le contexte actuel où les féminicides font trop souvent la une, cette histoire vient nous toucher profondément et nous faire encore une fois réfléchir sur ce fléau qu’est la violence conjugale.
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