Cadeaux de Grec pour têtes de Turc

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J'ai toujours aimé donner des livres en cadeau ; des livres qui reflètent parfois la personnalité des gens. J'aime beaucoup aussi en recevoir en cadeau (Téléphonez à la rédaction du journal pour mes coordonnées…). Noël approchant à grands pas, je me suis laissé aller à la dépense : on ne se refait pas. Les ouvrages suggérés sont en vente sur toutes les bonnes tablettes de votre gentil libraire.

Bernard Landry : Boulangerie et pâtisserie (Trécarré) pour que la pâte souverainiste lève et Le Dodo des animaux de Gilles Tibo (Dominique et cie), car il ne reste plus que 850 dodos avant le grand jour de la nouvelle question référendaire.

Jean Charest : Homme invisible à la fenêtre de Monique Proulx (Boréal), même si personnellement, je trouve qu’il est beaucoup là, et Le flou dans la bergerie de Marco Bélanger (Liber), un essai sur la lucidité et l’incertitude.

Mario Dumont : Dieu est mon copilote, de Jacques St-Onge (Écosociété) et pour rester dans le ton, si ça tourne mal : Un taxi pour Babylone de Jean-Paul Daoust (Écrits des Forges) et si ça tourne bien : Les Ficelles du pouvoir pour savoir avec quelle corde on peut se pendre, de La Fontaine/Bladwin (Varia).

Georges Bush : e part au Texas de François Barcelo (Libre Expression) et Jusqu’ici tout allait bien en Amérique, de Jean-Paul Dubois (L’Olivier).

La Reine Élisabeth : une éternelle oubliée. Le Roman de la momie de Théophile Gauthier pour assouvir mon côté méchant et avec ce qu’il me reste d’humanité : Ubu Roi de Jarry (c’est près de Jean-Talon), Le Prince de Machiavel et La Princesse de Clèves, tout ça pour l’aider à bâtir une belle famille reconstituée.

Gérald Tremblay : Ma passion pour Montréal de Pierre Bourque (Méridien) et Banlieue de Pierre Yergeau (L’instant même).

Pierre Karl Péladeau : Régler vos finances en 30 jours (Trécarré) et Savoir lâcher prise de Mélodie Beatty (Sciences et culture). Pourquoi pas également Beurre d’arachide, confiture et gestion de Chris et Reina Komisarjevsky (Transcontinental) et, à la demande des syndiqués, Courir à sa perte de Gilles Archambault (Boréal) ?

Maurice Mom Boucher : Un coupable trop parfait de Patricia Mc Donald (Albin Michel) et pour finir la soirée en beauté Les Paradis artificiels de Baudelaire.

Jacques Villeneuve : L’Angle mort de Jean-François Chassé (Boréal).

René Angelil : Scandale et calomnie, d’Anne Perry (10/18) et Le Joueur de Fedor Dostoïevsky dont le ISBN est le 2-7609-1621-9, ce qui pourrait ne pas nuire lors d’une prochaine mise au casino.

Maman Dion : Deux livres de jambon, tranché mince.

Lili Gulliver et Marie Gray : Gibier à poil et à plume, de Jean-Pierre Grappe (L’Homme) ainsi que Plaisirs de bouche de Giacomo Casanova (Librio), deux livres à lire sans les mains et en sautant… des pages.

Aux travailleurs dans les urgences : La Passion du sang de Nancy Killpatrick (Alire) et Le Visiteur inattendu, d’Agatha Christie (Le Masque).

À ceux qui voyagent beaucoup : Cheap hotels, de Daisann McLane (Taschen).

Aux journalistes culturels du Devoir et de La Presse : un abonnement au magazine Lire, au Figaro, au Nouvel Obs, à Libération et au Magazine littéraire… Quoi ? Ils y sont déjà abonnés depuis très longtemps ? Ah bon ! Eh bien alors : 100 romans français qu’il faut lire (Nota Bene).

Et, je vous laisse sur cette phrase de Sacha Guitry, dont j’ai toute l’œuvre cinématographique à la maison : « Il est bon de lire un livre entre les lignes, ça fatigue moins les yeux, fermer les guillemets. »

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