Mon père, c’est le meilleur

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Notre papa, c’est notre héros. Nous tentons de lui ressembler, de lui plaire. Parfois, nous essayons aussi de nous en dissocier pour voler de nos propres ailes. Mais même s’il n’est pas toujours parfait, nous l’aimons. Célébrons donc tous ces pères chéris à l’occasion de la fête des Pères, qui se déroule en fin de semaine, dimanche le 19 juin, grâce à des lectures qui les mettent en scène, leur rendent hommage. Célébrons cette figure du père qui inspire les auteurs.


Les p’tites têtes. Tranches de pain quotidien d’un papa normal (ou presque)
Manuel Gasse (Québec Amérique)

Avoir su au départ qu’un enfant pouvait tricoter autant de foulards de niaiseries avec le fil de ses mots. Avoir su qu’il avait cette capacité infinie d’enfiler, en colliers, pareilles perles de langage.
Avoir su. J’aurais sans doute commencé plus tôt. Peut-être en tenant le journal des premiers tas ou le carnet des nuits blanches. Peut-être en transcrivant la partition de son rythme cardiaque pendant l’échographie. Qui sait? Je n’aurais quand même pas filmé la conception, mais j’y aurais sans doute pensé… J’écris pour me souvenir. Me souvenir de la joie d’être papa. On dit souvent qu’une image vaut mille mots, mais dans ce monde où on nous bombarde sans cesse d’images, parfois, mille mots ont plus de valeur.

Comment devenir le père idéal?
Graeme Simsion (Pocket)

Mariés depuis dix mois à peine, Rosie et Don attendent un heureux événement. Don va se lancer corps et âme dans ce nouveau défi : devenir père. Scientifique hors normes, atteint du syndrome d’Asperger, il aborde la paternité avec une rigueur toute mathématique. S’il peut calculer le moindre paramètre de l’« Opération bébé », obstétrique comprise, cela ne semble pas toujours correspondre à ce que Rosie, elle, attend de lui… Décidément, la cigogne a du plomb dans l’aile…


Remèdes pour la faim

Deni Y. Béchard (Alto)

Enfant, Deni ne savait pas qu’il était né dans une famille hors du commun. Sa mère américaine avait certes évoqué le passé de son père au Québec, mais l’arbre généalogique comportait encore bien des mystères. Un jour, il apprend enfin la vérité sur celui qu’il a toujours soupçonné de nager en eaux troubles : André Béchard était voleur de banques. Dans la tête du jeune homme germe alors une idée nourrie par son admiration pour cet homme à la violence mal contenue, absent et pourtant omniprésent : « Je serai un romancier et un hors-la-loi ». Dix-sept ans de recherches et de réécriture seront nécessaires à l’auteur de Vandal love ou Perdus en Amérique pour enfin, peut-être, faire la paix avec ce père dont la vie est déjà une sorte de roman. Récit d’apprentissage truffé de petites drôleries et de grands chagrins, Remèdes pour la faim met en lumière la complexité des mécanismes de la mémoire et du pardon, révélant que la vocation de conteur naît parfois du besoin de se réconcilier avec ses fantômes.

À l’état sauvage
Robert Lalonde (Boréal)

Un écrivain vit seul dans sa trop grande maison, encore hantée par la présence de son père, avec qui il y a vécu mais qui est depuis longtemps disparu, et par celle de la femme qui vient de le quitter. Son métier l’appelle sans cesse sur la route et l’amène à croiser des hommes qui, à un moment ou à un autre de sa vie, ont contribué à forger celui qu’il est devenu, ou des enfants, qui lui rappellent l’émerveillement ou la fragilité de celui qu’il a été. Robert Lalonde donne ici un roman-mosaïque composé d’une suite d’histoires qui se font écho. S’y dessinent toutes les figures des relations que les hommes peuvent tisser entre eux, mentor, disciple, rival, ami, amant. Dans une prose somptueuse, il peint de manière éblouissante la nature qui entoure ses personnages et où se reflète le moindre mouvement de leur âme.

Des nouvelles du père
Collectif (Québec Amérique)

C’est au romancier Michel J. Lévesque qu’il faut attri­buer la paternité de ce singulier recueil. C’est lui qui a eu la belle idée de réunir onze auteurs québécois, tous papas, et de leur suggérer la rédaction d’une nou­­velle autour du thème de la paternité. En puisant dans leur propre histoire, mais aussi en s’interrogeant sur le rôle du père aujourd’hui, en bousculant des vieilles idées et en secouant les puces de mythes tenaces, ils ont relevé le défi : vous donner des nouvelles du père.

Papa-île
Émile Jadoul (Pastel)

Jean-Louis se demande s’il va réussir à être un superpapa, qui joue au football, construit des cabanes, etc. Betty le rassure en lui disant qu’il sera un papa-île.

 

Papa 24/7
Martin Larocque (La Bagnole)

Papa, c’est le rôle. 24/7, c’est l’engagement. Martin Larocque est comédien, metteur en scène, conférencier. Depuis quelques années, il publie des chroniques dans le magazine Enfants Québec sur son rôle de père. Il a rassemblé ses meilleurs textes sous le titre PAPA 24/7, lesquels sont empreints d’une honnêteté désarmante, d’une bonté viscérale et d’un humour savoureux. Il nous révèle ses espoirs, ses angoisses, ses certitudes et ses doutes face à son rôle d’éducateur, et réclame haut et fort le droit des pères à faire les choses à leur façon, hors des contraintes du matriarcat. […] Martin Larocque présente une vision de la paternité qui choque, amuse et émeut. Quiconque se questionne sur son rôle de parent trouvera dans cette prise de parole non pas des réponses préfabriquées, mais des pistes de réflexion.

 

Vous trouverez plus de suggestions où le père est à l’honneur ici.

 

(Les résumés sont ceux des éditeurs.)

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