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Essai québécois

Les libraires - Numéro 114
La rentrée littéraire 2019 : Essai

La rentrée littéraire 2019 : Essai

Par Isabelle Beaulieu, Les libraires, publié le 03/09/2019

À surveiller

Les besoins artificiels : Comment sortir du consumérisme
Razmig Keucheyan (Zones)
L’abondance fait partie de nos vies. Consommer veut presque nécessairement dire surconsommer parce que nos achats outrepassent bien souvent le rayon des produits essentiels. Ce livre tente de porter l’éclairage sur ce qui pourrait nous propulser vers un nouvel affranchissement, en pensant ce qui fait partie de nos besoins « authentiques », ce qui ne va pas sans la réévaluation de nos valeurs fondamentales. En librairie le 23 octobre

 

L’Allume-cigarette de la Chrysler noire
Serge Bouchard (Boréal)
Ce nouvel arrivage de Serge Bouchard sera certainement très attendu, d’autant plus qu’il se situe dans la continuité de ses essais personnels. En soixante-quatre textes, l’anthropologue parle avec le captivant style qu’on lui connaît de la société, de l’environnement et du territoire, tout en évoquant dans le détour ses propres souvenirs, teintant ses mots d’une humanité qui fait sa pertinence et son charme.
En librairie le 22 octobre

 

Histoire populaire de l’amour au Québec (t. 1) : Avant 1760
Jean-Sébastien Marsan (Fides)
L’amour est universel et intemporel, dira-t-on. Mais il y a des éléments qui le distinguent selon les époques et les cultures, et c’est ce que nous apprend ce premier tome d’une série qui proposera ni plus ni moins de parcourir les frasques amoureuses de la Nouvelle-France à la Révolution tranquille. Mariages, adultères, homosexualité et autres stupres figureront au nombre des sujets abordés afin de nous raconter leur influence sur la construction de notre nation.

 

Ton métier, le mien, le Québec : Fragments de correspondance amoureuse et politique (1962-1993)
Pauline Julien et Gérald Godin (Leméac)
Dix ans après La renarde et le mal peigné, soixante-dix nouvelles lettres de la correspondance du couple mythique permettent au lecteur d’être immergé dans tout un pan historique et politique qui a activement participé à la construction du Québec. Ici, l’intime est au cœur du social et montre bien que les sphères sont interdépendantes : les idéaux se réalisent parce qu’ils ont été rêvés, nourris par l’amour, la famille, les voyages.

 

La langue racontée : S’approprier l’histoire du français
Anne-Marie Beaudoin-Bégin (Somme toute)
Dernier tome d’un triptyque des plus passionnants, ce livre remonte le fil du temps pour suivre l’évolution de la signification des mots, démontrant que la langue, française dans ce cas précis, est un outil vivant directement lié à sa société et les gens qui la font. Surtout, au-delà d’une simple façon de communiquer, une langue s’érige comme une empreinte culturelle et identitaire d’un peuple.

 

Regards sur la société
En prenant trois événements qui ont fait polémique au Québec — les cours d’éducation sexuelle à l’école, les spectacles SLĀV et Kanata de Robert Lepage ainsi que le projet de loi sur la laïcité — Rachida Azdouz tente dans Pas de chicane dans ma cabane (Édito) de comprendre ce qui empêche le véritable débat au Québec et comment il pourrait avoir lieu. Guylaine Massoutre, qui a longtemps collaboré au cahier Livres du Devoir, écrit en partant des mots de l’écrivaine argentine Susana Romano Sued, qui a raconté les conséquences de la dictature sur les femmes de son pays. Dans Nous sommes le soleil (Varia), la violence est dite pour mieux la dénoncer. Un inédit de Claude Lévi-Strauss paraît cet automne au Seuil. Anthropologie structurale zéro a été écrit entre 1941 et 1947 et recèle, en pleine Seconde Guerre mondiale, un désir d’emprunter de nouvelles voies pour espérer une société de recommencent. Avec Des hommes justes (Seuil), Ivan Jablonka examine le rapport des hommes envers les femmes et veut poser les bases d’une nouvelle masculinité qui pourra respecter les droits des unes autant que les droits des autres. Le docteur en neurosciences Michel Desmurget ne passe pas par quatre chemins avec le livre La fabrique du crétin digital (Seuil), dans lequel il veut prouver à quel point l’utilisation des écrans chez nos jeunes est abusive et néfaste. À l’heure où les politiques sont plutôt enclines à restreindre la diversité culturelle et religieuse, Gilles Bibeau se demande ce que serait Un Québec sans l’Autre (Mémoire d’encrier). Michael Kaufman, pour sa part, invite les hommes à joindre le mouvement pour l’égalité des sexes, parce que le féminisme concerne tout le monde. Dans Allions-nous (XYZ), l’auteur exprime concrètement aux garçons les actions à prendre pour s’engager aux côtés des femmes et comment des rapports justes profitent à toutes et à tous. Rien de tel qu’un essai de Martine Delvaux pour nous faire prendre conscience des ramifications insidieuses que peuvent provoquer Le boys club (Remue-ménage). L’auteure décompose avec la justesse de ton et le discernement qu’on lui connaît les composantes de ces groupes et leurs conséquences sur nos sociétés.

Avec Mazel Tov! (Presses de la Cité), Margot Vanderstraeten nous ouvre les portes d’une famille juive orthodoxe. Alors qu’elle répond à une offre d’emploi, l’auteure se retrouve à postuler pour un travail de tutrice de quatre enfants dans un univers qu’elle ne connaît pas du tout. L’égalité entre les hommes et les femmes reste encore à faire, et Amélie Chateauneuf en fait la preuve avec Si nous sommes égaux, je suis la fée des dents (Poètes de brousse) en mettant sur la sellette la fameuse charge mentale qui pèse plus souvent sur l’une que sur l’autre et qui envahit le quotidien. L’auteure réfléchit et propose des manières de contrer ce débalancement. Les Lettres au frère Marie-Victorin (Boréal) écrites par Marcelle Gauvreau sont les réponses aux Lettres biologiques parues l’an dernier chez le même éditeur. Tout aussi prenantes, elles constituent un témoignage unique de l’histoire de la sexualité et de la religion au Québec. La mondialisation a induit dans les dernières années une tendance à l’uniformité, ce qui a amené Gérard Bouchard à se demander : Les nations savent-elles encore rêver? (Boréal). Avec tout le savoir et la clairvoyance qu’on attribue à l’essayiste, ce livre devrait venir étayer nos réflexions. Naomi Klein poursuit sa croisade écologique avec La maison brûle : Plaidoyer pour un New Deal vert (Lux) dans lequel elle convoque tous les citoyens à repenser en profondeur notre relation à la nature.

À lire aussi
Capital et idéologie, Thomas Piketty (Seuil)
La révolution Z : Comment les jeunes transformeront le Québec, François Cardinal et Éric Montigny (La Presse)
Jean Wilkins : Le doc des ados, Katia Gagnon et Jean Wilkins (La Presse)
Le chemin de l’école, Yvon Rivard (Leméac)
Je suis indestructible, Tanya St-Jean et Roxanne Guérin (dir.) (Somme toute)
Hétéro, l’école? Plaidoyer pour une éducation antioppressive à la sexualité, Gabrielle Richard (Remue-ménage)
Avis d’expulsion : Exploitation urbaine de la pauvreté, Matthew Desmonde (Lux)
Une cause féministe en France et au Canada, Yolande Cohen (Del Busso Éditeur)
Détour vers le futur : Des muses et des zombies, Aurélien Fouillet (Liber)

La vie en psycho
Fabrice Midal fait appel aux philosophes et aux sages pour trouver en soi un lieu de force et de paix, pour développer des solutions à ses problèmes et pour affronter ses peurs. Celui qui a fondé l’École occidentale de méditation nous revient dans Reprenez votre vie en main (Édito) avec de précieux trucs. Dans Voyager dans l’invisible (La Découverte), Charles Stépanoff aborde avec sérieux le sujet rarement visité des techniques cognitives usitées lors de voyages chamaniques et de leur apport à l’imagination humaine. Dans 80 heures par semaine (La Semaine), Marie-Josée Michaud raconte son propre essoufflement professionnel et donne des pistes afin d’éviter les pièges de l’hyperperformance. Le livre Peut-être pas parfaite, mais diablement courageuse!, aux éditions de l’Homme, en rassurera plus d’une puisque l’auteure Reshma Saujani propose des clés aux femmes pour éviter la peur de l’échec et se faire davantage confiance en faisant preuve d’audace. De son côté, Docteur Vous (L’Homme), de Jeremy Howick, aborde le pouvoir d’autoguérison du corps. Dans Ma tête, mon amie, mon ennemie (Trécarré), Alain Labonté et Florence Meney présentent douze portraits de personnes confrontées à la maladie mentale et plusieurs témoignages de spécialistes. Diane Baignée a vécu de multiples deuils, dont celui de ses deux enfants. Dans Jasette amicale avec le deuil (Michel Lafon), elle fait le point sur ses expériences douloureuses et tente d’y trouver une source vive pour poursuivre la route. Dans la même veine, le livre Laisser sa trace (Druide) de l’auteure Geneviève Landry et de la photographe Emmanuelle Brière montre des portraits de gens dont la mort est annoncée à plus ou moins court terme. Des témoignages qui font reconsidérer chaque moment vécu avec plénitude.

À lire aussi
Éloge indocile de la psychanalyse, Samuel Dock (Philippe Rey)
Changer de vie, Hélène Cyr et Luc Bouchard (VLB éditeur)

Philo et éthique
Selon Richard Sennett, c’est dans l’ouverture que réside la solution de nos villes de plus en plus peuplées. Sous cet angle, l’auteur aborde dans Bâtir et habiter (Albin Michel) différentes manières de cohabiter. Étienne Klein, pour sa part, explore le vide avec Ce qui est sans être tout à fait (Actes Sud) et se rend compte qu’il n’est pas que vacuité, mais qu’au contraire, il recèle un univers riche qui est à la source de plusieurs découvertes. Ludger Schwarte propose chez Zones une Philosophie de l’architecture en nommant les lieux qui ont été le théâtre de révolutions et en expliquant pourquoi ils ont pu l’être. L’essai Et le monde devint silencieux (Seuil), de Stéphane Foucart, dénonce les actes de manipulation de l’agrochimie qui ont mené à la disparition de 70 % des insectes. René Villemure démystifie la notion d’éthique en la mettant en contexte dans le quotidien. Dans L’éthique pour tous… même vous! aux éditions de l’Homme, il nous indique comment l’utiliser pour vivre mieux les uns avec les autres. Peu connu ici malgré une réputation mondiale considérable, Richard E. Tremblay, chercheur québécois, a défendu l’idée que l’être humain naît méchant et que c’est la société qui le rend plus enclin à l’harmonie. Avec La violence des agneaux (Québec Amérique), Mathieu-Robert Sauvé souhaite faire connaître la contribution notoire de cet homme. Si la parenté entre musique et philo semble de prime abord assez mince, Jérémie McEwen prêche le contraire avec Philosophie du hip-hop (XYZ). En mariant les deux thèmes, il démontre qu’ils se font admirablement écho.

Lire la politique
Vingt-cinq spécialistes, sous la direction de Bertrand Badie et Dominique Vidal, s’interrogent dans Fin du leadership américain? L’état du monde 2020 (La Découverte) sur le statut et le pouvoir passés et présents des États-Unis. Dans Utopies provisoires (Québec Amérique), un ouvrage soutenu par plusieurs données, Alain Noël aborde d’un point de vue social la démocratie, les inégalités, la redistribution, l’État-providence et le développement international, entre autres choses. Le troisième tome de la passionnante correspondance entre Jacques Ferron, sa sœur Madeleine et son beau-frère Robert Cliche paraîtra chez Leméac sous le titre Le monde a-t-il fait la culbute?, qui couvrira les années 1966-1985, époque foisonnante tant dans la vie personnelle que professionnelle des protagonistes. Au départ, le tiers-monde était un projet politique qui se voulait anticolonial et qui endossait les valeurs de justice et d’égalité. Comment est-il devenu anéanti par la misère, un lieu soumis aux lois de la globalisation? Vijay Prashad retrace dans Une histoire politique du tiers-monde (Écosociété) le parcours de cette partie du monde exploitée qui est d’abord née d’un rêve.

À lire aussi
Des élections à réinventer, Mercédez Roberge (Somme toute)
Dépossession : Une histoire économique du Québec contemporain (t. 2) : Les institutions publiques, IRIS (Lux)

Interroger l’histoire
L’historien Gilles Havard a mis dix ans de recherche pour nous présenter L’Amérique fantôme (Flammarion Québec), dans lequel il fait revivre dix figures d’aventuriers francophones venus explorer le Nouveau Monde, notamment Étienne Brûlé, Pierre-Esprit Radisson et La Vérendrye. Une centaine de photographies, un cahier couleur et dix cartes jamais dévoilées accompagnent ce magnifique ouvrage. Les éditions Mémoire d’encrier publient l’important essai Je suis une maudite sauvagesse d’An Antane Kapesh, sorti pour la première fois en 1976. Véritable plaidoyer d’une Autochtone pour sa culture, ce livre est édité en français et en innu. La préhistoire du Québec (Fides), écrit par Patrick Couture, promet également d’être fascinant puisqu’il remonte, grâce aux découvertes de la paléontologie, jusqu’à des millions d’années pour nous mener à la rencontre de nos origines.

À lire aussi
Nommer le monde, Henri Dorion et Marc Richard (Fides)

Le versant de la science
À la fois traité scientifique et autobiographie, le livre La fille qui aimait les sciences d’Hope Jahren, édité chez Flammarion Québec, est unique en son genre. Il nous fait découvrir le monde végétal de façon originale et nous fait connaître une femme hors norme qui a bravé les préjugés pour faire sa place. Ouvrage de référence unique, WIKI, GIF & LSD (Cardinal) est fait de petites et grandes anecdotes qui ont participé à la notoriété du Web, recensées sous une forme encyclopédique par Matthieu Dugal et Fabien Loszach. Un guide qui plaira à l’âme du geek ou à tout amateur d’histoires singulières. La maternelle 4 ans et Le iPad à l’école (Fides) font partie de la nouvelle collection « Ce qu’en dit la science » dirigée par Stéphane Labbé qui met des sujets d’actualité sous la loupe d’un collectif de scientifiques. Roger T. Duguay et Renaud Margairaz, avec Évitez les faux pas à l’ère numérique (La Presse), souhaite, en compagnie de personnalités des médias et des affaires, aider l’internaute à adopter le comportement adéquat dans l’univers complexe du Web. Pour Ollivier Dyens, l’intelligence artificielle est inévitable pour construire la suite du monde. Dans La terreur et le sublime (XYZ), il confronte les craintes de ce nouveau phénomène et invite à l’apprivoiser.

À lire aussi
Les buveurs de lait sont des mutants, Guy Drouin (Fides)
Le réseau secret de la nature, Peter Wohlleben (MultiMondes)
Un monde de chiens : Cognition, communication et personnalité canines, François Y. Doré (MultiMondes)

Du côté des arts
Est-il encore pertinent d’entendre un animateur radio parler de musique et de chansons qu’il aurait préalablement choisies avec soin pour les partager avec son auditoire? Pour Richard Baillargeon, plus que jamais, surtout à l’heure du streaming et de sa musique en continu. Et c’est avec passion qu’il tente de nous en convaincre dans Du bon usage des palmarès (Varia). Avec La suite de l’Histoire (Seuil), Geneviève Fraisse se penche sur les moyens employés par les femmes pour faire leur place dans le domaine de l’art, qu’elles soient écrivaines, plasticiennes, musiciennes, cinéastes ou danseuses. Jeanne Lapointe (1915-2006) est un exemple de ces femmes méconnues qui ont pourtant contribué significativement à l’essor de la pensée critique et littéraire au Québec. L’anthologie Rebelle et volontaire (Leméac) réunit ses textes édités dans différents périodiques et dont les propos sont toujours intéressants. L’actrice Louise Turcot livre quelques réflexions et conseils sur son métier dans Lettres à une jeune comédienne (VLB éditeur). L’histoire du jazz, quand elle est racontée par Stanley Péan, donne le titre De préférence la nuit (Boréal). L’auteur y parcourt les différentes facettes du genre, sa portée sociale et, plus intimement, sa répercussion dans sa propre vie. Félix Leclerc : Héritage et perspectives (Septentrion), un ouvrage porté par Luc Bellemare, Jean-Pierre Sévigny et Danick Trottier, fouille en profondeur les influences du chanteur et poète, revenant sur ses débuts et sur son œuvre.

À lire aussi
La consumation : Une métaphore de la pensée littéraire chez Bachmann, Plath et Duras, Catherine Lemieux (Nota Bene)
Fabuler la fin du monde : La puissance critique des fictions d’apocalypse, Jean-Paul Engélibert (La Découverte)
L’étrange fraternité des lecteurs solitaires, Patrick Deville (Seuil)
Ces lampes qu’on a oublié d’éteindre, Régine Robin (Boréal)
Que peut la littérature?, Normand Baillargeon et Kateri Lemmens (dir.) (Leméac)
Rock et Belles Oreilles à l’Université : Analyse d’un phénomène, Lucie Joubert (dir.) (Lévesque éditeur)
Kaléidoscorps : Sur quelques métamorphoses corporelles dans la littérature québécoise, Philippe St-Germain (L’instant même)

Réflexions
Le poète José Acquelin s’inspire de ce qui l’entoure pour construire, avec Libertés de la solitude (Nota Bene), un travail de réflexion qui allie le microrécit et le collage. Il forme une pensée du quotidien inédite qui vient dire que l’art est partout. On connaît Philippe Delerm pour son talent d’observateur du quotidien, et voilà qu’il réitère, cette fois-ci avec L’extase du selfie et autres gestes qui nous disent (Seuil). La fascinante Maggie Nelson nous revient avec Bleuets (Du sous-sol), dans lequel elle invite à sa porte Platon, Goethe, Wharhol ou Leonard Cohen. En 240 fragments sur la couleur bleue, elle se promène comme à son habitude entre essai, fiction et récit intime. En une dizaine d’histoires personnelles, Elles ont conquis le monde en solo (L’Homme), un collectif de dix femmes dirigé par Ariane Arpin-Delorme, montre ce qui a mené chacune des voyageuses à partir en solitaire. L’auteur Gilles Jobidon nous fait l’honneur d’ouvrir ses carnets d’écriture dans lesquels nous pourront lire ses considérations sur le métier d’écrivain, ses exigences en même temps que ses récompenses. C’est la faute à l’ostensoir (Leméac) est une visite dans l’arrière-boutique d’un homme de lettres.

À lire aussi
Sentiers, sources : Carnets 1999-2009, Roland Bourneuf (Nota Bene)
Que reste-t-il de nos voyages?, Marie-Julie Gagnon (La Semaine)

Des biographies
Le chantre de la chanson pop-rock britannique, Sir Elton John, publie pour la première fois sa biographie. À 72 ans, l’excentrique musicien qui a vendu plus de 300 millions d’albums en 50 ans de carrière se sentait fin prêt à raconter les péripéties qui l’ont mené jusqu’à la scène et au succès. Il se révèle dans Moi, Elton John publié aux éditions Albin Michel. Au Québec, la chanteuse Michèle Richard fait plaisir à ses admirateurs et se dévoile dans l’autobiographie Moi… Michèle (La Semaine), qui contient 325 photos. Jean-Yves Duthel consacrera un livre à l’homme politique Bernard Landry dans une biographie intitulée L’héritage d’un patriote (Libre Expression). Le journaliste et éditeur scientifique Raymond Lemieux met en lumière le chercheur franco-québécois autodidacte Félix d’Hérelle dans Trop rebelle pour le Nobel (MultiMondes), une figure fascinante du XXe siècle.

À lire aussi
Patrick Bruel, Frédéric Quinonero (L’Archipel)
Beaumarchais, un aventurier de la liberté, Erik Orsenna (Stock)
Léo Major, un héros résilient, Luc Lépine (Hurtubise)
Les divergents : Ces personnages maudits par la science et la religion, Jean Casault (Québec-Livres)
Les traces d’un papillon, Zhimei Zhang (VLB éditeur)

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