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Harlan Coben : thriller moderne

Harlan Coben : thriller moderne

Par la rédaction du libraire, publié le 25/11/2014

Disparitions de jeunes lycéens, rendez-vous raté entre deux amis virtuels, histoire étrange autour de l’enterrement d’un homme… Les assises d’À toute épreuve, le nouveau thriller d’Harlan Coben, ont tout pour accrocher le lecteur. Lors de son récent passage à Montréal, le romancier maintes fois primé a accepté de répondre à quelques-unes de nos questions. 

À toute épreuve est le troisième livre d’une série mettant en vedette Mickey, le neveu du personnage Myron Bolitar, présent dans plusieurs ouvrages précédents. Se plonger dans la peau d’un adolescent, pour raconter une histoire au « Je », est-il différent que d’être dans les pensées d’un adulte?

Ce n’est pas si différent que ça, écrire dans la peau d’un adulte ou dans celle d’un adolescent. Nous ne sommes jamais âgés à l’intérieur. Nous avons toujours 17 ans, attendant que la vie commence. C’est là-dedans que je grappille.  

 

Le basketball est très présent dans plusieurs de vos livres. Dans À toute épreuve, il s’agit d’une partir importante de la vie de Mickey, qui vient tout juste de rejoindre l’équipe élite de son école. Êtes-vous – ou avez-vous été – un joueur de basketball? Est-ce qu’il est difficile pour vous de décrire ces scènes sportives?

J’ai joué au basketball lorsque j’étais au secondaire, mais j’étais loin d’être aussi bon que peut l’être Myron ou Mickey Bolitar. Je n’aime pas particulièrement écrire à propos des sports, mais ils sont une merveilleuse métaphore de la vie. Ainsi, il n’y a jamais de « livre sportif ». Mickey trouve une échappatoire, et une passion véritable, lorsqu’il est sur un terrain de basketball, tout simplement.

 

Comment choisit-on si nous sommes un écrivain de fiction ou un écrivain de polar? Est-ce seulement que vous écoutez cette histoire qui surgit dans votre esprit? Avez-vous déjà pensé écrire une fiction qui ne serait pas un thriller?

Je ne pense pas de cette façon. Je ne fais que raconter une histoire. Je laisse les autres personnes décider s’il s’agit d’un thriller, d’une histoire d’amour ou d’un roman contemporain pour jeune adulte. Mon travail est d’écrire le meilleur et le plus passionnant livre que je peux. Je laisse aux autres le soin de l’étiqueter.

 

Avez-vous recours à différents spécialistes lorsque vous écrivez? Par exemple, pour À toute épreuve, avez-vous demandé conseil à un spécialiste dans le milieu de l’exhumation des cercueils, ou encore du milieu légal relié à cela? Est-ce plus facile de dénicher l’information auprès des spécialistes lorsque nous sommes un auteur populaire tel que vous?

La recherche, ce n’est pas mon fort. Habituellement, j’appelle un expert ou quelqu’un qui a une connaissance spécifique dans un domaine particulier, parce que lorsque tu écoutes, tu apprends toujours un petit quelque chose qui donne vie au personnage. La majorité des gens apprécient parler de ce qu’ils font, ainsi, tu n’as pas besoin d’être un auteur connu pour entrer en contact avec eux.

 

Est-ce que l’actualité vous inspire, par exemple, les histoires d’enfants disparus, de prise de stéroïdes ou encore de ces « nouvelles » relations via les réseaux sociaux que l’on retrouve dans À toute épreuve?

Mes livres prennent place dans le quotidien, donc, oui, je crois que tout m’influence. Je ne recherche pas les vrais crimes – ces histoires ne m’inspirent pas. Cependant, si par exemple tu te rends à un rendez-vous avec un homme que tu ne connais pas, tu le google avant. Tout le monde le fait. Cela fait partie de notre monde; ainsi sont les médias sociaux. Je n’ai pas de connaissance spécial à ce sujet : c’est seulement le monde dans lequel nous vivons et mes livres ont besoin de refléter cela pour être réalistes.

 

Ressentez-vous la pression, à chacun des livres que vous écrivez, en raison du nombre incroyable de lecteurs qui vous suivent, livre après livre? Êtes-vous anxieux de les décevoir?

Je ressentais la pression lorsque j’étais inconnu et que je m’inquiétais de savoir si quelqu’un accepterait de me publier. Ça, c’est de la pression! Mais en vérité, la pression est toujours venue de moi, et non des autres – chaque fois, je veux écrire un meilleur livre. Je veux trouver de nouvelles façons de toucher et de divertir les lecteurs, de les garder éveillés la nuit. Et, oui, je hais décevoir mes lecteurs parce que j’apprécie sincèrement la confiance qu’il m’accorde. Je prends cette responsabilité très au sérieux.

 

Crédits photo: Frank Ward, courtesy of Amherst College

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