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Mylène Gilbert-Dumas exprime son attachement pour les libraires

Mylène Gilbert-Dumas exprime son attachement pour les libraires

Par Mylène Gilbert-Dumas, publié le 17/12/2008

Le premier roman de Mylène Gilbert-Dumas, Les dames de Beauchêne, a été refusé par onze éditeurs avant de finalement recevoir le prix Robert-Cliche, qui récompense chaque année… le meilleur premier roman! Ont suivi deux autres tomes de cette saga historique, qui raconte les amours difficiles entre Anglais et Français au temps de la Conquête. L’auteure s’est aussi adressée au jeune public, avant de s’intéresser à la Ruée vers l’or. Dans son dernier roman, Lily Klondike, elle retrace l’aventure des Canadiennes françaises parties tenter leur chance elles aussi dans le Grand Nord. Un deuxième tome est prévu au début de 2009.

Il y a eu dans ma vie un libraire…
Il y a eu dans ma vie un libraire. C’était un homme discret qui tenait boutique dans un minuscule centre commercial du Grand Lévis. J’ai appris plus tard que mon libraire n’était pas le propriétaire. C’était tout comme, pourtant. Il connaissait ses clients par leur nom, se souvenait de leurs achats précédents et faisait des recommandations en tenant compte de leurs goûts. Pendant près de dix ans, il m’a conseillée sans faille… jusqu’à ce qu’il me présente Les piliers de la Terre de Ken Follett. À l’époque, l’auteur m’était inconnu, le titre ne me disait rien, et diable que je trouvais le livre épais! Pire, les premières lignes ne m’inspiraient pas du tout. Mon libraire a insisté. C’est ton genre, qu’il a dit. J’ai cédé sans grande conviction, me répétant que, de toute façon, on n’a jamais trop de livres dans sa bibliothèque. Pendant un an, cependant, j’ai bredouillé une excuse improvisée chaque fois que mon libraire m’interrogeait. Son livre, je ne l’avais toujours pas lu. Puis, un jour, le sort a frappé: une chirurgie m’a clouée au divan pendant deux semaines. Ce n’était pas prévu, et je n’avais pas eu le temps de faire une provision de livres. Je me suis donc rabattue sur Les piliers de la terre qui me narguait depuis si longtemps. Jamais semaine ne m’aura paru plus courte. J’ai dévoré la brique de 1050 pages, et il me tarde même de lire la suite. Un libraire comme ça, on n’en rencontre qu’un dans une vie. Dommage que le mien ne m’ait pas suivie dans mon déménagement!

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