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Les bandes dessinées québécoises à lire cet été

Les bandes dessinées québécoises à lire cet été

Par Isabelle Beaulieu, publié le 03/07/2014

Comme promis, voici une sélection de 10 BD québécoises à lire cet été. Comme vous le verrez, la bande dessinée du Québec n'a rien à envier aux plus illustres artistes du 9e.

Les 10 BD québécoises à lire selon Les libraires

(L'ordre de présentation est aléatoire et les résumés, à moins d'avis contraire, sont ceux des éditeurs.)

  1. Michel Risque : l'intégrale, Réal Godbout et Pierre Fournier, La Pastèque
    On a les héros qu'on mérite. Et notre époque mérite Michel Risque. L'aventure lui tombe dessus comme la misère sur le pauvre monde. Connaissez-vous beaucoup de gens qui, dans les pages d'un même album, vont à Bornéo, à Moscou, s’adonnent aux échecs, deviennent amnésiques et jouent au golf? Michel Risque est l’un des héros mythiques de la bande dessinée québécoise. Créé en 1975 dans les pages de La Barre du jour, Michel Risque est le premier héros moderne de la bande dessinée québécoise. Le premier volume regroupe la majorité des planches inédites du tandem Godbout-Fournier ainsi que les deux premières aventures: Le savon maléfique et Michel Risque en vacances. Bientôt, vous (re)tomberez sous le charme de Michel Risque.

  2. Glorieux printemps, tome 4, Sophie Bédard, Pow Pow
    La fin du secondaire arrive à grands pas. Antoine magasine son premier appartement et Micheline cherche la robe de bal idéale. Pendant ce temps, Mathieu essaie de démêler ses sentiments. Émilie, elle, va peut-être finir par s’affirmer. Bref, on croyait que c’était la fin.

  3. Albert Théière, Matthieu Goyer, Ta Mère
    Albert Théière se fait prescrire pour la première fois une paire de lunettes. Cette visite chez l’optométriste lui révèle une chose qui, à son insu, a influencé toute son existence : son nez est placé à l’envers sur son visage.

    Soudainement terrifié par le regard des autres, il décide que la meilleure façon de camoufler cette bizarrerie anatomique (et de reprendre du même coup une vie normale) est de se faire pousser une fantastique moustache, plus impressionnante encore que celle de son idole, Hercule Poirot.

    À travers cette quête de la pilosité parfaite, Albert Théière offre un récit absurde et attendrissant sur l’acceptation de nos failles les plus improbables.

  4. J’aime les filles, Obom, L’Oie de Cravan
    « Armée d’une enregistreuse, la créatrice a demandé à neuf de ses amies lesbiennes de lui raconter, en seulement 15 minutes, leurs premiers émois, quelle a ensuite admirablement couché sur papier, le plus fidèlement possible, en plus d’un récit autobiographique de son cru. Si l’artiste a choisi de représenter ses personnages sous la forme d’animaux, ils n’en demeurent pas moins profondément humains, touchants.

    Bien plus qu’un simple manifeste sur l’homosexualité chez les femmes […] l’album nous replonge dans nos premiers émois amoureux. Obom capte avec justesse ce moment où le cœur cesse de battre, où tout notre corps se revendique de l’autre, où nous sommes à la fois invincibles et si fragiles, où la foudre s’abat sur nous. »  Jean-Dominic Leduc, Le Journal de Montréal

  5. Cumulus, Guillaume Perreault, Mécanique générale
    Un jour où il s’ennuie, un jeune garçon regarde à sa fenêtre et remarque un nuage qui flotte seul dans le ciel. Touché par la situation du nuage qui ressemble étrangement à la sienne, le jeune solitaire commence un dialogue avec le cumulus. Ensemble, ils parcourent le village. Doucement, le garçon se confie au sujet de la séparation de ses parents, de sa solitude, de la vie.

    Une œuvre touchante qui parle de l’enfance mais qui s’adresse au-delà du jeune âge du personnage, à tous ceux qui ont déjà passé par l’enfance… c’est à dire tout le monde!

  6. Fines tranches d’angoisse, Catherine Lepage, Somme toute
    « Émincées et mises en images, les émotions sont tellement plus facile à digérer. » C’est sous la forme de la confidence que l’auteure décrit de manière très personnelle, en mots et en images et sans jamais tomber dans la lourdeur ou la complaisance les questionnements et réflexions qui accompagnent les personnes souffrant ou ayant souffert de dépression. Un livre touchant et profondément humain à l’imagerie forte, qui continue l’introspection déjà entamée par Catherine Lepage dans 12 mois sans intérêt, publié en 2007 aux éditions Mécanique générale. 

  7. Chroniques du Centre-Sud, Richard Suicide, Pow Pow
    Installé depuis une vingtaine d’années dans le mythique Centre-Sud de Montréal, Richard Suicide signe enfin la toute première étude anthropologique sérieuse – sous forme de bande dessinée – sur la faune (houblonnée) et la flore (gastrique) du vénérable quartier.

    Fiches pratiques et graphiques explicatifs à l’appui, l’auteur livre entre deux brosses un portrait touchant de ces éclopés qui se sont enfargés dans la rue Sherbrooke pour ensuite débouler la côte jusqu’à Ontario.

    Ses semblables, ses frères.

  8. Le bestiaire des fruits, Zviane, La Pastèque
    La meilleure chose qui soit arrivée à Zviane, sur le plan gustatif, aura été de vivre à ville St-Laurent en 2001. Dans le supermarché où elle faisait son épicerie, elle est tombée sur des fruits… obscurs. Au péril de sa vie, elle a concocté ce savant traité qui vous fera tout connaître des fruits exotiques.
    D’abord publiées sur internet et sous la forme d’un fanzine, ses planches se retrouvent dorénavant dans notre nouvelle collection Pomélo. Partiellement redessiné, avec des histoires inédites, c’est le guide le plus loufoque sur le ramboutan, le mangoustan ou le kaki jamais publié.

  9. Les pièces détachées, David Turgeon et Vincent Giard, La Mauvaise Tête
    C’est l’histoire de Laura, jeune cégépienne, qui renoue avec son père, sorti de sa vie depuis des lustres. En apparence, tout les sépare. Mais au fond, ils sont faits pour s’entendre, avec leurs rêves, leurs tracas, leurs secrets.
    Ce récit hypnotisant, attentif aux gestes les plus subtils, est campé dans un Montréal incarné, plus vrai que vrai, celui qu’on traverse quand on a raté le dernier métro. Il en résulte une fable faussement légère, presque cruelle.

  10. Comment faire, Pascaline Lefebvre, La Mauvaise Tête
    « Je voulais être chanteuse ou bonne sœur.
Finalement, je suis designer graphique.
C’est correct. J’aime dessiner.
Mon premier livre sera publié chez La Mauvaise Tête. »
    « On y croise de bien étranges personnages musclés, on y apprend le sens de la vie (rien de moins) et, surtout, on y rigole beaucoup... » Dans ta bulle

ibeaulieu@leslibraires.ca

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