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Le ministre Bolduc s’excuse et veut procéder à un rétablissement

Le ministre Bolduc s’excuse et veut procéder à un rétablissement

Par Isabelle Beaulieu, publié le 27/08/2014

Après les vives réactions qu’ont engendrées les propos du ministre de l’Éducation Yves Bolduc, qui a déclaré la semaine dernière que «faire le choix de ne pas acheter de livres, ça peut donc être un choix acceptable des commissions scolaires», monsieur Bolduc revient sur ses dires. «Je le regrette, je m'excuse, et je comprends que ça a créé une grande controverse.» Il avoue avoir fait «une déclaration très malhabile» et avoir été «pris un peu par surprise» par la question concernant les livres posée par le quotidien Le Devoir. Il revient sur sa décision et exigera à nouveau des commissions scolaires qu’elles réservent un budget spécifique pour l’achat de livres. «Actuellement, les livres vont être protégés. Même si c'est les commissions scolaires qui décident, moi je vais demander aux commissions scolaires, je vais exiger que les budgets soient protégés à ce niveau-là.»

Pour certaines d’entre elles par contre, la chose ne se conclut pas si facilement. Le budget est d’ailleurs déjà bouclé pour la prochaine année. «On a convenu avec lui et avec le gouvernement, lorsque les règles budgétaires sont arrivées, que l’ensemble de ces programmes-là, dont les livres de bibliothèque, faisait partie des coupes. Si le gouvernement veut qu'on réinvestisse dans les livres, nous, on attend son signal de réinvestissement», a fait savoir madame Josée Bouchard, présidente de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), qui affirme aussi que depuis 2010, les commissions scolaires ont subi des compressions de 800 millions de dollars.

Du côté du milieu du livre, les agents ont hâte de savoir comment le ministre compte régler la situation. Benoit Prieur, de la Table de concertation du livre dit : «La seule façon pour nous qu’il puisse le faire, c’est de modifier les règles budgétaires et de faire en sorte que cette mesure fasse l’objet d’une reddition de comptes. S’il n’y a pas ce changement, on ne sera pas heureux».

Cette histoire et la mobilisation qui s'en est suivie auront au moins eu pour effet de nous faire constater l'importance que plusieurs accordent au livre et que ce dernier représente un joyau précieux qu'on n’a jamais en trop.

Sources:

Radio-Canada

Journal de Montréal

La Presse

Le Devoir

 ibeaulieu@leslibraires.ca

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