Dossier

Entrevues

Articles

Chroniques

Fleurs au fusil

Enfin une profusion d’images qui subliment le quotidien sordide que dépeint trop souvent la littérature québécoise! Remarquez, l’univers de ce roman n’en est pas moins sombre pour autant, mais ses ténèbres laissent périodiquement filtrer la lumière. Tout n’est pas perdu. Dans ce roman captivant, de très courts tableaux se succèdent, toujours chapeautés par un titre qui condense la poésie du passage. La forme est très agréable et favorise un type de lecture plus près du genre poétique que du roman. On se laisse entraîner par le rythme un peu paresseux de la contemplation sans jamais se hâter. C’est un réel plaisir que l’on a envie de renouveler en allant lire la poésie de Deschênes ou encore, qui sait, son prochain roman?

Les familles combattent le fascisme!

La dernière novella de la collection « Nova » est singulière. Dans Les familles combattent le fascisme!, un amateur des « théories du complot » trouble la quiétude d’une famille rangée. De la chambre qu’il loue dans la maison familiale, cet illuminé arrive à contaminer durablement les atti tudes et pensées de ses logeurs. Ceux-ci en viennent, comme lui, à se convaincre de l’émergence d’un fascisme mondial et totalitaire. Dans ce très court récit, les certitudes s’estompent pour laisser place à la paranoïa et à la peur. Malgré qu’elle soit de prime abord complexe, la novella de Jacob Wren est fort agréable à lire. Sa chute, de plus, sied admirablement au dernier texte de la collection. On en retient qu’il faut se défaire de ses peurs, et vivre, toujours et encore.

Publicité