Simon Leys disparaît

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Il s’appelait Pierre Ryckmans. Ses lecteurs le connaissaient plutôt sous le nom de Simon Leys. L’écrivain belge, spécialiste de la civilisation chinoise, est décédé le 11 août dernier, à l’âge de 78 ans.

Le Belge, qui a enseigné la littérature en Australie après avoir été diplomate à Hong-Kong, aura récolté de nombreux prix littéraires durant sa carrière marquée par des ouvrages tel que Les habits neufs du président Mao, une des premières critiques de la Révolution culturelle chinoise. Le regard critique que Leys portait sur la Chine contemporaine s’observe dans Essais sur la Chine, publié dans la collection « Bouquins » de Robert Laffont.

En 2001, Simon Leys récoltait le prix Renaudot Essais pour l’excellent Protée et autres essais, un amalgame de textes sur la littérature, de Don Quichotte à Victor Hugo. Dans son plus récent ouvrage, Le studio de l’inutilité, paru en 2012, l’écrivain partageait des réflexions sur des sujets variés : Albert Camus, George Orwell, Henri Michaux, Roland Barthes, le génocide khmer rouge, etc.

Nous nous ennuierons de ce penseur lucide.

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