L’Homme qui inventa Manhattan

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On a tendance à ressentir comme un privilège la connexion qui nous unit à un lieu étranger où l’on a vécu pendant plus d’un an. On se répète en secret que les touristes de passage ne pourront jamais voir ce que nous avons vu. Mais, quelle que soit l’intensité de notre sentiment d’appartenance, les noms des rues, des lieux et des gens résonneront toujours différemment dans notre esprit que dans celui des indigènes. C’est cette ambiance d’appartenance fantasmée qui règne tout au long du merveilleux livre de Loriga. On y rencontre des personnages dont les vies, rêvées ou vécues, s’entrecroisent, et dont on ne saura jamais avec certitude s’ils ne sont pas tout simplement sortis de l’imagination de Charlie, l’homme qui inventa Manhattan.

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