Pascal Blanchet, gagnant du concours de la nouvelle XYZ

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Pascal Blanchet, gagnant du concours de la nouvelle XYZ
Pour la trentième édition de son concours, XYZ. La revue de la nouvelle a choisi de récompenser le texte « Nocturne à la tête de chat » de Pascal Blanchet, gratifiant l’auteur d’une bourse de 2000$.

La nouvelle de Blanchet aborde la solitude des personnes âgées par l’entremise du personnage d’une vieille dame habitant un CHSLD et qui reçoit quotidiennement la visite d’un homme qui déploie tout ce qu’il peut pour mettre de la joie dans la vie de la résidente.

« Vissée à un fauteuil roulant, dans ce CHSLD – hangar sinistre qui essaie désespérément d’être pimpant – où tu croupis depuis quatre ans, où tu perds tes facultés une à une, d’abord le bras gauche, puis le bras droit, puis la parole sensée, puis la parole tout court, puis le rire, le sourire. »

Chacun des personnages entourant les protagonistes possède sa version des faits, ce qui donne une dimension intéressante à la nouvelle qui peut être lue dans le numéro 143 de XYZ. La revue de la nouvelle, intitulé « Sex, drugs and rock’n’roll ». Le jury, composé de Claude-Emmanuelle Yance, de Christiane Vadnais et de Jean-Paul Beaumier, avait délibéré avant que la pandémie se déclare, ignorant que le texte de Blanchet prendrait encore plus de sens en regard de l’actualité.

Pascal Blanchet est en ce moment à l’écriture d’un roman. Il a été finaliste au concours Napoli Racconta de l’Université de Naples l’Orientale (2014) et au Prix de la nouvelle Radio-Canada (2018). Il a complété des études doctorales en musicologie et écrit pour la télévision – Subito texto, Une grenade avec ça, Histoires de filles, etc.

XYZ. La revue de la nouvelle en est à sa 35e année d’existence. Elle a été fondée par Gaëtan Lévesque et Maurice Soudeyns et propose des numéros thématiques qui permettent à plusieurs auteurs d’explorer divers sujets. Dix-sept nouvellistes et personnes du milieu du livre constituent le comité de rédaction.

Site de XYZ. La revue de la nouvelle

Photo de Pascal Blanchet : © Pierre-Étienne Bergeron

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