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Les finalistes du prix Alvine-Bélisle 2018

Les finalistes du prix Alvine-Bélisle 2018

Par Isabelle Beaulieu, publié le 29/10/2018

Le prix Alvine-Bélisle distingue un titre canadien de langue française destiné à un public jeunesse de 0 à 17 ans, tous genres confondus. C’est l’Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED) qui s’occupe depuis 1974 de la remise de cette récompense qui se fait chaque année durant le Congrès des professionnels et professionnelles de l’information. C’est donc le 12 novembre prochain au Centre Mont-Royal à Montréal que sera dévoilé l’ouvrage qui succédera à Louis parmi les spectres (La Pastèque) de Fanny Britt et Isabelle Arsenault. Voici les cinq titres qui sont dans la course.

 

L’abri, Céline Claire et Qin Leng (Comme des géants)

Résumé de l’éditeur : À travers la brume, sous le vent qui hurle, deux ombres s'avancent au loin. Par la lucarne des maisons, chacun les observe. Qui sont ces étrangers qui bravent la tempête? Que font-ils là et que veulent-ils donc? Nos provisions, nos vêtements, nos maisons?

Commentaire du libraire : « Un album incontournable qui enseigne aux enfants (et rappelle aux adultes) que la peur est mauvaise conseillère, et que c’est dans les situations difficiles qu’il importe d’ouvrir son cœur à l’autre. » Pierre-Alexandre Bonin, librairie Monet (Montréal)

 

Comme une chaleur de feu de camp, Amélie Panneton (Hurtubise)

Résumé de l’éditeur : À quinze ans, Emmanuelle fuit comme la peste les conversations improvisées et ne se sent à l’aise que sous l’eau, lors de ses entraînements de natation, où sa timidité passe inaperçue. Sa vie se gonfle de sens et de musique lorsqu’elle fait la connaissance de Thomas, son nouveau voisin. Les deux s’apprivoisent doucement, partageant chaque matin le même banc et les mêmes écouteurs, et se retrouvant à contempler les étoiles lors de soirées autour d’un feu de camp. Mais tout bascule le jour où Emmanuelle est témoin d’une scène bouleversante, qui créera autour d’elle comme une onde de choc et chamboulera sa relation avec Thomas.

Commentaire du libraire : « Quand Emmanuelle est témoin d’une agression, tout vacille : sa relation amoureuse, ses amitiés, sa confiance en elle. Un roman ado juste et beau, malgré les thèmes parfois durs, sur un fond de musique country. Absolument magnifique! » Christine Picard, librairie Lanaudière Laurentides (Joliette)

 

Fé verte, Amélie Dumoulin (Québec Amérique)

Résumé de l’éditeur : Condamnée pour l’été à la « survie en campagne », Fé, ado née sur le bitume, fait face à de nouveaux défis : amour à distance, premier emploi, rénovations chaotiques. Enfermée dans sa roulotte kitch, elle rédige quelques chroniques et rêvasse en pensant à l’énigmatique fille Fantôme, à l’épais de chat Bovril et à la ville où elle a laissé son cœur. Quand le décor change, est-ce qu’on change nous aussi?


Extrait : « Je me réveille dans le mauvais sens du lit, la tête en bas, un pied dans la minuscule fenê­ tre. J’ai l’impression que la roulotte penche de mon bord. Je me laisse glisser sur le tapis rugueux et je rampe jusqu’au poêle (situé à côté du lit). Je me fais un thé dans une tasse qui sent les oignons. J’ouvre les rideaux en laine orange au-dessus du lavabo: un désert d’herbes, de boue et de machines rouillées martelées par une pluie violente. Je referme les rideaux. Ouvre, ferme, ouvre, ferme. Quand je les ouvre, ma désolante nouvelle existence apparaît, quand je les ferme, ma désolante nouvelle existence disparaît. Ouvrir, fermer, ouvrir, fermer: c’est le seul pouvoir qu’il me reste en ce moment sur ma foutue vie. »

 

Les poissons électriques, Erik Harvey-Girard et Stéphane Poirier (La Pastèque)


Résumé de l’éditeur : Les poissons électriques ne sont pas des poissons comme les autres. Ce sont des poissons incroyables, qui vivent dans les eaux de différents endroits du monde et que les scientifiques ne se lassent pas d’étudier. Pourquoi sont-ils si fascinants?

Commentaire du libraire : « Je dois avouer que ce documentaire est mon plaisir coupable de l’automne. Dès la page couverture, je savais que j’allais adorer ce livre. Tout d’abord, le sujet que sont les poissons électriques. En plus de démystifier ce drôle de phénomène, l’auteur nous présente plusieurs espèces qui utilisent l’électricité. Ce thème, qui s’éloigne des classiques tels que les chevaux et les dinosaures, permettra aux plus jeunes d’élargir leurs connaissances. Ensuite, les illustrations conçues par Stéphane Poirier sont très originales par le choix chromatique. » Émilie Bolduc, librairie Le Fureteur (Saint-Lambert)

 

Pourquoi les filles ont mal au ventre?, Lucile de Pesloüan et Geneviève Darling (De l’Isatis)


Résumé de l’éditeur : Pourquoi les filles ont mal au ventre? invite les adolescents à se questionner sur les situations de sexisme que les filles vivent au quotidien. Le livre sensibilise aux inégalités que subissent les femmes dans le monde, ici ou ailleurs avec des illustrations sans tabou, qui racontent une réalité complexe et hétérogène.


Commentaire du libraire : « La réponse est simple : les filles ont mal au ventre à cause du sexisme ordinaire. Un manifeste éclair en faveur de la diversité et de l’égalité des chances. Essentiel! » Émilie Roy-Brière, librairie Pantoute (Québec)

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