Festival international de la poésie de Trois-Rivières : les lauréats 2020

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Festival international de la poésie de Trois-Rivières : les lauréats 2020
C’est sans la présence de ses lauréats que le Festival international de la poésie de Trois-Rivières (FIPTR) a annoncé les destinataires de ses récompenses annuelles.

Étant donné la nature internationale de son événement, le FIPTR a dû réduire considérablement ses activités de sa 36e édition qui a lieu du 2 au 11 octobre 2020. Quelques-unes d’entre elles sont toutefois maintenues et il est possible de les connaître en visitant le site du festival.

Par exemple, les sept prix rattachés au FIPTR n’ont pas fait relâche et ont désigné leurs gagnants, à commencer par ceux du Grand prix Québecor du Festival international de la poésie qui va cette année à deux poètes.

Martine Audet le remporte pour La société des cendres suivi de Des lames entières (Le Noroît), « recueil finement ciselé où chaque vers, chaque strophe, chaque poème combattent le silence, nous convie à une danse des mots dans l’espace de la page, danse qui tient tête à la douleur et à la mélancolie », a spécifié le jury.

Le prix est aussi remis à Jean-Philippe Bergeron pour États et abîmes (Poètes de brousse), dont, toujours selon les mots du jury, « les pages foisonnent d’images puisées aux quatre coins d’une triple réalité géographique, anatomique et psychologique sur fond d’affect troublé, dans une rafale frénétique sans aucun ralentissement ». Le jury était formé des poètes Monique Deland, Jean-Marc Desgent et de Louise Dupré (présidente). Les lauréats reçoivent chacun une bourse de 10 000$.

Le Prix international de poésie Fernando D’Almeida est pour sa part décerné pour une seconde fois au Camerounais Jean-Claude Awono pour l’importance de son œuvre et son implication multiple dans le milieu poétique.

Le Prix Félix-Antoine-Savard de poésie honore la poète Véronique Cyr pour sa suite poétique « Épisodes de paille », parue dans le numéro 177 de la revue Estuaire, « une dizaine de pages rares et précieuses » a exprimé le jury. La lauréate reçoit un montant de 250$ offert par la librairie Poirier de Trois-Rivières.

Le Prix Piché de poésie de l’Université du Québec à Trois-Rivières, qui récompense un poète qui n’a jamais publié de recueil, décerne son premier prix à Marc-André Villeneuve pour Au plus bas de la nuit. Une bourse de 2000$ lui est remise. Le jury, composé d’Hélène Dorion, de Louis-Philippe Hébert et de Manon Brunet, a qualifié Villeneuve d’« auteur au talent certain [qui] nous offre une poésie très visuelle… Touchante parfois troublante. »

Le Prix international de poésie Jaime Sabines / Gatien Lapointe a été octroyé à l’unanimité au poète québécois Paul Chamberland pour Fénix integral / Phoenix intégral (1975-1987) (Écrits des forges/Universidad Nacional Autónoma de México). Il reçoit un montant de 100 000 pesos mexicains, soit un peu plus de 6000 dollars canadiens.

Le Prix national de poésie pour les aînés est remis à la Sherbrookoise Gaétane Deaudelin qui se mérite une bourse de 1000$.

Enfin, rappelons que c’est la poète Emmanuelle Riendeau qui a obtenu en février dernier le Prix de poésie Jean-Lafrenière – Zénob 2020 décerné par le public.

 

Photo de Martine Audet : Le Noroît
Photo de Jean-Philippe Bergeron : Catherine Harton

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