Montefiorino. La Mano (t. 1)

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Paris, 2010. Dans un hôpital, un médecin se souvient de ses années de jeunesse où lui et ses amis avaient créé un groupe d’extrême gauche, La Mano. C’est son récit que nous suivrons. La couleur et le graphisme suggèrent une certaine nostalgie de l’Italie d’hier, notamment grâce à l’utilisation de teintes marron et beige, presque délavées, qui permettent de circonscrire une époque. Bien que le scénario et les dessins racontent une fiction, le dossier placé à la fin de l’album met en contexte les «années de plomb» en Italie et retrace les événements liés aux Brigades rouges: un sujet rarement traité en bande dessinée. Ces «années de plomb» permettent donc aux auteurs d’aborder les tribulations de cinq amis que l’Histoire et les actions sépareront. Au final, l’album présente une facette plus humaine, souvent effacée, de l’activisme.

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