L’Orme du Caucase

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Si Taniguchi n’est plus à présenter aujourd’hui, c’est parce que son talent a su dépasser les frontières du Japon pour toucher le public occidental. Loin des clichés qui stigmatisent souvent la bande dessinée nippone, son dessin réaliste, au style nuancé et sobre, représente ce que l’être humain a de plus beau et de plus intime. Les huit nouvelles du recueil, dont le scénario est signé par l’écrivain Utsumi, en sont l’expression. L’œuvre de Taniguchi respire la bonté : elle n’est cependant ni mièvre ni condescendante. Elle est digne et admirable, à l’instar de ce qui pourrait être appelé « l’esthétique japonaise ».

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