Désoeuvré

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Lewis Trondheim est très prompt à se remettre en question. Comme le prouvent ses œuvres autobiographiques antérieures (Approximativement, Carnet de bord), il porte l’anxiété et le questionnement sur soi au rang d’art. Rien de plus normal, donc, que la quarantaine lui inspire la question suivante : pourquoi les auteurs de bandes dessinées vieillissent-ils mal ? En quête d’une réponse, il recueille les propos de plusieurs monstres sacrés (Gotlib, Bilal, Tibet) ainsi que ceux d’auteurs à succès d’aujourd’hui (Blain, Sfar). Entre ces rencontres, Trondheim nous explique sa « sabbatique » et tente d’analyser le vieillissement artistique à l’aide de courbes et de graphiques. À l’arrivée, Désoeuvré ne résout rien, mais constitue une excellente base de réflexion.

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