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Entre les mondes

La poésie de Louise Bouchard est exigeante et quelque peu hermétique, à l’instar de celle de Paul Celan, qu’elle cite d’ailleurs en exergue d’Entre les mondes. Ce choix esthétique est de bon aloi lorsque, comme elle, on décide d’explorer ces limbes très spéciaux entre la vie et la mort. Quel langage peut exprimer ces territoires inconnus qui nous habitent en disant au plus près l’étrangeté de ces silences particuliers? Il y a cette autre (la mère?) à qui la poète s’adresse et qui ne répond pas. Il y a ce déshonneur toujours présent à ne pouvoir nommer cela qui vit dans la mort. Et toute la beauté de la poésie ressort de cet effort à saisir «l’heure sans clé». Car malgré tout, nous dit la poète: «Même endeuillée je monte.» Tant de silences et de larmes sont à traduire, comme nous le dit l’auteure, tout reste à dire. D’autres beaux livres sont à venir.
Par Guy Marchamps, Clément Morin
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