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Les finalistes 2017 du Salon du livre du Saguenay

Les finalistes 2017 du Salon du livre du Saguenay

Par Alexandra Mignault, Les libraires, publié le 07/09/2017

Le Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui se déroulera du 28 septembre au 1er octobre, a dévoilé les finalistes de ses prix littéraires. Ces prix récompensent les auteurs de la région. Notons que les écrivains Larry Tremblay et Jean Désy se retrouvent deux fois en lice. 

Les lauréats de chaque catégorie seront annoncés le 28 septembre lors de la cérémonie d’ouverture de la 53e édition du salon et recevront une bourse de 1000$.


Voici les finalistes dans les différentes catégories :


Roman

Le chercheur d’âme
de Steve Laflamme (L’Homme)
On l’appelle le « chercheur d’âme ». Chacune de ses victimes, retrouvée le visage ouvert, est porteuse d'un message qui semble narguer les policiers de l'Unité des crimes majeurs de la Sûreté du Québec. En présence d'un motif obscur, de références cryptiques et d'un mode opératoire aussi systématique qu'incompréhensible, le sergent-détective Xavier Martel ne ménage aucun effort pour mettre fin au cycle sanglant. Prédateur de prédateurs, celui qui a déjà goûté à la violence crue fait de cette enquête une affaire personnelle. La seule chose qu'il ne peut se permettre de perdre, c'est du temps. C'était sans prévoir que la folie du tueur et le goût âpre d'une possible défaite le précipiteraient, lui aussi, dans ses derniers retranchements.

Comme des sauvages d’Emmanuelle Tremblay (Leméac)
À vingt-neuf ans, Viviane Santerre accourt de San Francisco au chevet de sa grand-maman Rose. Pendant l’agonie de celle-ci ressurgissent les souvenirs d’enfance de sa petite-fille, au bord d’une mer pleine de silences qui recouvrent un passé trouble. Viviane affronte alors ses origines tout en débusquant le secret entourant la disparition de sa mère, Nicole. Entre mémoire, mythe et réalité, de quelle énigme Viviane est-elle la fille? La trame sociale de ce magnifique roman englobe les années qui ont vu naître la libération sexuelle, la consommation effrénée et la pharmacopée visant à calmer les ménagères. Emmanuelle Tremblay laisse libre cours à la voix de cet héritage et à la violence du non-dit chez trois générations de femmes issues d’un monde où les destinées sont livrées au pouvoir de l’argent.

L’impureté de Larry Tremblay (Alto)
La romancière à succès Alice Livingston est morte. Elle laisse derrière elle des lecteurs éplorés, un manuscrit inédit, un fils qui cherche à refaire sa vie le plus loin possible de son père, et son mari Antoine, incapable de pleurer sa mort et qui n’a jamais apprécié son œuvre. Pourtant, le roman posthume de sa femme va le bouleverser et le contraindre à faire face à ses souvenirs. Et inévitablement à ses démons enfouis. Car la fiction parfois tisse entre les lignes une toile vengeresse. Variation d’une franchise radicale autour de la manipulation des êtres et de la fragilité des idéaux, L’impureté déploie tout l’arsenal de l’auteur de L’orangeraie et du Christ obèse.


Récit, contes et nouvelles

La route sacrée de Jean Désy et Isabelle Duval (XYZ)
La route sacrée, c’est le chemin que nous avons parcouru en voiture, à pied, en roulotte et en canot, pour nous rendre dans les collines de quartzite jouxtant la rivière Témiscamie, au lieu dit l’Antre de marbre, à l’est du lac Mistassini. La route sacrée, c’est aussi toute la préparation qui a mené à cette expédition, laquelle constituait une expérience de « réactualisation » d’un fait historique : en 1730, le père Laure, un missionnaire jésuite, atteignit cet endroit, désigné comme chamanique par les Amérindiens, et y aurait dit la messe avec ses guides. Voilà un événement qui évoque pour nous un puissant choc de cultures – pas nécessairement disharmonieux –, duquel nous avons voulu écouter les résonances, presque trois siècles plus tard.

Le jour où j’ai tué l’anxiété de Louise Reid (Québec Livres)
Après quarante années d’une vie hantée par l’anxiété, l’angoisse, la panique et la dépression, une solution s’impose : en finir une fois pour toutes. 1990. Mort de l’âme, suicide presque réussi suivi cinq mois plus tard d’un infarctus majeur qui laisse un tout petit 5% de chances de survie. Vivre ou mourir? Un tueur intérieur qui m’a toujours poussée vers la mort et qui m’habite du plus loin que je me souvienne a maintenant le champ libre. Je hais ce tueur, cet assassin, qui m’a fait la vie si dure. L’unique petite motivation qui me donne l’envie de me battre encore est le mince espoir de le détruire un jour, de le tuer à mon tour. S’ensuivent vingt-cinq ans d’une enquête et d’une traque incessante pour tenter de cerner et de neutraliser ce tortionnaire; des années de reconstruction, d’études, de recherches, de découvertes et d’écriture pour, à la fin, le voir enfin en face…

Intérêt général

Amériquoisie de Jean Désy (Mémoire d’encrier)
L’Amériquoisie, c’est le pays rassemblant les gens des Premières Nations comme ceux qui vinrent en terre d’Amérique après Christophe Colomb. Amériquoisie rassemble des essais portant sur l’autochtonie, le nomadisme, le paysage et la nordicité. Témoin, auteur, promeneur et acteur, Jean Désy court le territoire et parle de cette aventure dite métisserie.

Jacques Spitz, le mythe de l’humain de Patrick Guay (Presses universitaires de Bordeaux)
Qui était Jacques Spitz (1896-1963)? D’où vient le discrédit jeté par l’écrivain sur sa propre production romanesque? L’œuvre et la personne du « père égaré » de la science-fiction française restent trop largement méconnues. Voici enfin quelques réponses à nos questions. Appuyé sur un rigoureux travail de dépouillement et de recherche, Jacques Spitz, le mythe de l’humain ouvre des perspectives fécondes sur l’histoire de la SF française et celle du roman moderne; l’ouvrage explore l’œuvre depuis les premiers poèmes jusqu’aux romans fantastiques; il propose une étude des récits littéraires, cite abondamment le journal intime du romancier en plus de replacer l’écrivain dans le contexte littéraire où s’est construit son rapport trouble au genre qui allait devenir la science-fiction. Deux nouvelles de science-fiction inédites complètent cette page d’histoire littéraire.

Ligue de garage de Rémy Simard (La Pastèque)
Cette bande dessinée vous dévoilera tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les ligues de garage, son univers si impénétrable et ses lieux si emblématiques du sport national des Québécois! Chaque semaine, des milliers de personnes, aux quatre coins de la province, enfilent leurs patins le temps d'une joute de hockey. L'auteur, Rémy Simard, est lui-même gardien de but dans l'une de ces ligues. Quoi de plus naturel alors, pour lui, que de réaliser une bande dessinée sur cette activité qui le passionne, et qui se termine souvent autour d'une bière et de nombreuses anecdotes?


Jeunesse


Juliette à Québec de Rose-Line Brasset (Hurtubise)
En février, Juliette est très heureuse de rester à Québec où elle vit, afin de profiter des festivités du Carnaval avec Gina et Gino, ses BFFs. Hélas, sa mère est hospitalisée d’urgence à la suite d’un malaise. Heureusement, la maman de Gina accueille Juliette chez elle. Les deux amies se réjouissent de vivre comme des sœurs! Lorsqu’elles remarquent le comportement étrange de Youssef, un nouveau venu dans leur école, elles décident de mener leur enquête avec l’aide de Gino. Quelle découverte surprenante attend les détectives improvisés? Un carnet de voyage Sur les pas de Juliette guide les globe-trotters en herbe à la fin du roman. Les lectrices auront ainsi accès à une foule d’informations sur les principaux points d’intérêt, l’architecture et l’histoire de Québec. Un complément enrichissant à des péripéties époustouflantes!

Biscuit et Cassonade aiment la ferme de Caroline Munger (La Bagnole)
Adorables, curieux et pleins de vie, Biscuit et son petit frère Cassonade sont toujours prêts à vivre de nouvelles aventures. Cette fois, ils partent à la découverte du monde merveilleux de la ferme. Conduire le tracteur, nourrir les vaches et les cochons, récolter les légumes et les œufs, traire les vaches, dormir dans la grange, rien n’est à leur épreuve! En plus d’apprendre avec son frère d’où viennent presque tous les aliments qui se retrouvent sur nos tables, Biscuit découvrira une drôle d'odeur qu’il ne sera pas prêt d’oublier...

Même pas vrai de Larry Tremblay et Guillaume Perreault (La Bagnole)
Si vous demandez à ma mère ce qu’elle pense de moi, elle vous répondra que j’exagère tout le temps. Si vous demandez à mon père, il dira la même chose. Et si ma petite sœur parlait, je suis presque sûr que ce serait pareil. Tout ça parce que je parle dans un micro imaginaire. Ça m’amuse, moi, de transformer ma vie ne reportage. Pourquoi c’est un problème?

Découverte

Tu aimeras ce que tu as tué de Kevin Lambert (Héliotrope)
Le grand-père du jeune Faldistoire se prend pour un fantôme, la mère de Sylvie pratique la sorcellerie et lit l’avenir dans les tarots tandis que, sous le vernis de la normalité, le père de Sébastien cache de sombres desseins. Faldistoire, Sylvie et Sébastien fréquentent la même école primaire, puis, au secondaire, le même collège privé. Où Almanach les rejoint pour devenir, un jour, l’amant de Faldistoire. Non loin de là, dans le cimetière, sous le regard inexpressif des crapauds, de nouveaux trous sont sans arrêt creusés. Car il ne fait pas bon vivre pour les enfants de Chicoutimi : viols, accidents tragiques, meurtres insensés. Heureusement, la plupart d’entre eux reviennent après le trépas. Ils s’apprêtent à prendre leur revanche. Un roman rageur et foisonnant, mené au pas de charge.

 

(Les résumés sont ceux des éditeurs.)

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