Je veux rentrer chez moi

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Les rayons des librairies pullulent de récits de vie. Tous n’ont pas la qualité d’écriture que l’on retrouve dans celui-ci. D’entrée de jeu, il est donc important de dire que Marité Villeneuve est une auteure à part entière. Cela change toute la donne, car elle réussit à insuffler à son récit une dimension humaine et littéraire qui dépasse le simple fait vécu. En effet, elle nous offre généreusement le journal qu’elle a tenu de 1998 à 2003, alors qu’elle accompagnait sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer. Il n’est pas nécessaire de vivre avec un proche aux prises avec cette terrible maladie pour en apprécier toute la teneur. C’est de la perte d’un être cher qu’il est question et de tout ce à quoi cette réalité, aussi difficile soit-elle, nous renvoie : c’est-à-dire à ce que nous sommes profondément.

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