Propaganda

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Propaganda, application directe de ce qu’est la « responsabilité des intellectuels », est tranchant comme un réveil-matin. Il secoue les endormis. Il ravive les autres. Ce principe de responsabilité, cher à Chomsky, invite les intellectuels à se situer dans une zone de pensée libre de toute influence et ce, afin de pouvoir jeter un regard critique sur les systèmes et les aberrations qu’ils produisent. Ici, la cible est le système démocratique « totalitaire » à l’américaine qui, grâce à une propagande menée avec intelligence au profit des hommes d’affaire, permet à ceux-ci de faire ce que bon leur semble sans que les citoyens se sentent lésés dans leurs droits. Chomsky met à nu le mécanisme de la propagande qui détraque les soulèvements sociaux en leur coupant l’herbe sous les pieds à coups de slogans creux et de séries télévisées aussi édifiantes que Virginie peut l’être, par exemple. Bien que le point de vue soit assez simpliste, cela reste une lecture réconfortante pour qui veut comprendre pourquoi le Journal de Québec n’est peut-être pas suffisant pour aiguiser l’esprit critique des citoyens.

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