Lénine Dada

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Et si on déboulonnait l’austère statue du maître d’œuvre de la Révolution bolchévique, y trouverait-on, tapi dans l’ombre, un tonitruant fêtard aux projets littéralement ubuesques? Un énigmatique exilé russe dont les cris enthousiastes à l’endroit des animateurs du Cabaret Voltaire de Zurich en 1916 auraient accouché de leur nom («Da-Da»), un nom qui voulait tout balayer sur son passage en ces années marquées par une véritable boucherie militaire? C’est ce que tente de démontrer Dominique Noguez dans cet ouvrage paru précédemment en 1989. Évidemment, sa thèse est aussi tirée par les cheveux que son effort à la démontrer est époustouflant de rigueur. Du vrai Noguez, apportant un éclairage singulier sur une époque pleine de chambardements.

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