Bertrand Cantat ou le chant des automates

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Bertrand Cantat et Marie Trintignant jouaient leur amour à la table de la jalousie. Cantat aurait effacé jusqu’à la trace des amants de Marie, qui gardait le nom de l’un d’entre eux gravé sur sa peau. Marie devenait folle de rage lorsque les enfants de Bertrand, Alice et Milo, parvenaient à sa conscience. À Vilnius, dans la nuit du 27 juillet 2003, les amants ont bu jusqu’à plus soif. Au matin, on retrouve deux âmes perdues. L’une des deux s’échappe quelques jours plus tard ; l’autre n’a pas franchi le seuil de cette terrible nuit. Muriel Cerf confronte sa propre expérience de la violence conjugale et publie un portrait de Cantat, à quelques mois d’une possible libération, en Othello. La forme littéraire de ce récit, nourrie d’une correspondance entre l’auteure et le fou de Marie, permet une exploration nuancée des couloirs mortels de l’amour.

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