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Grand et Michaud : les lauréats Tenebris 2015

Grand et Michaud : les lauréats Tenebris 2015

Par Isabelle Beaulieu, publié le 20/05/2015

À l’occasion de la quatrième édition des Printemps meurtriers de Knowlton, festival international de littérature policière, deux lauréats ont été annoncés. Le jury composé de Richard Migneault, créateur du blogue Polar,noir et blanc, de la chroniqueuse Christelle Lison et de l'animatrice etchroniqueuse Sylvie Lauzon ont élu parmi les cinq finalistes Emmanuel Grand pour son roman Terminus Belz. Il se mérite le Tenebris dans la catégorie du Meilleur roman, littérature policière de langue française distribué au Québec.

Alors que la mafia est à ses trousses, Marko Voronine s’enfuit sur l’île de Belz en Bretagne. À son arrivée, il peine cependant à se faire engager au port; comme les places en mer se font rares,  les marins sont plutôt rébarbatifs à prendre un étranger. De plus, l’Ankou, l’ange de la mort, hante le port. Après tout, l’île de Belz est aussi appelée l’île des fous. Ce qui n’est pas tangible ne signifie pas qu’il n’existe pas.

Quant au prix Tenebris – Meilleur vendeur québécois, il a été décerné à l’auteur Martin Michaud pour son livre Violence à l’origine, un polar qui pose la question suivante : peut-on vouloir le mal pour faire le bien? L’action se passe à Montréal et l’enquête est  la quatrième menée par Victor Lessard, personnage que l’on trouve dans les livres précédents e Michaud. Violence à l’origine a reçu une note parfaite de la part de Norbert Spehner, collaborateur au journal La Presse. Il est d’ailleurs considéré, toujours dans La Presse, comme  l’un des cinq meilleurs polars de l’année 2014.

Extrait de Terminus Belz
« Il y avait à Belz de nombreuses maisons touchées par le malheur. Un malheur qui prenait toujours, quelle qu’en soit la forme, la couleur de l’eau. L’eau trouble, l’eau noire, l’eau déchaînée et hurlante contre ces hommes qui avaient le vœu de la braver chaque jour que Dieu fait pour nourrir leurs familles et gagner leur vie. Et ce corps à corps incessant des hommes contre la mer dans lequel elle remportait un nombre incalculable de victoires faisait partie de la vie d’une île comme Belz. Chaque maison pleurait un père, un fils, un cousin … Et quand elle ne le pleurait pas, c’était qu’elle ne le pleurait pas encore. »

Sources :
La Presse  
La Presse Meilleurs polars

Photo d’Emmanuel Grand : Philippe Matsas via éditions Liana Levi

 ibeaulieu@leslibraires.ca

 

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