Une corde de bran de scie

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Homme de radio et de théâtre selon ses heures et libre penseur toujours, Michel Garneau est néanmoins poète, d’abord et avant tout. Un chantre immense, généreux, dont la langue navigue entre la truculence des conteurs d’antan, la verdeur des campagnes et des ruelles, la fulgurance des étoiles. Grâce soit rendue à la maison d’édition Lanctôt de nous offrir ce recueil où la parole de Garneau se déploie dans toute sa somptueuse envergure. Textes ludiques, farcis d’innovations langagières, de débordements et d’excès, les poèmes d’Une corde de bran de scie composent une véritable fête du Verbe, dont la fantaisie et l’humour n’excluent pas, à l’occasion, une certaine gravité. Et comme le prescrit l’éditeur dans son prière d’insérer, « il faut lire Michel Garneau dans le silence des matins douillets ou à voix haute, mais sans modération aucune. »

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