Zoo

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Quelques mois à peine après nous avoir éblouis du feu dru de son Fuck you, Leblanc-Poirier sonne à nouveau la charge, cette fois-ci à L’Écrou, avec ce bestiaire de poqués où nous retrouvons avec joie ce formidable instinct pour la dissonance, le détail écarlate et la métaphore dichotomique. Cette audace dans la construction d’images, se rapprochant parfois dangereusement d’une certaine gratuité rappelant l’écriture automatique, n’en est pas moins hautement probante et délicieusement subversive tout en étant aussi recherchée que fascinante. Avec ce recueil, Leblanc-Poirier prouve hors de tout doute qu’il est en pleine maîtrise de ses moyens. Il ne reste qu’à s’incliner devant pareille explosion de grâce. À lire absolument !

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