Hongroise

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Éric Holder excelle dans l’art de décrire avec finesse et poésie des histoires en apparence banales et il nous séduit inéluctablement avec ce magnifique roman intimiste empli d’attachants personnages. En France, dans un hameau isolé, le narrateur (Éric, écrivain !) se lie d’amitié avec Claude, son voisin. Après le décès de celui-ci, il appartient à l’écrivain de rendre hommage à son ami et de nous raconter une histoire. Nous voici à Bordeaux en 1960 où Claude, médecin et père de famille, mène une vie bourgeoise et tranquille. Un soir, un appel urgent le conduit vers une ancienne pension où habitent les Ferenczi, mystérieux Hongrois en exil. Dès lors, Claude visitera régulièrement Viktor et ses deux filles, Ibolya et Véra, avec qui il tissera des liens particuliers et privilégiés. Pourquoi ? Dans ce roman surprenant aux chapitres concis mais précieux, Holder est passé maître dans le dessin des petits miracles de la vie et l’observation subtile des sentiments. Sans aucun doute l’un des meilleurs romans de l’automne.

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