Du pur amour et du saut à l’élastique

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Frédéric Pagès est à l’étudiant de philosophie ce que la brise fraîche est à la canicule. Par son érudition, il peut se permettre des blagues d’initiés qui peuvent à la fois agir comme un répit à l’hermétisme et à la (trop) fréquente rigidité de la discipline, ou comme une révision des principaux concepts de Kant, Nietzsche ou Platon. Avec ce roman, il nous plonge dans les péripéties « rocambolesquissimes » de la vie de Max de Kool, un raté sympathique qui tente désespérément de passer le brevet de philosophie à la Sorbonne, quand il n’est pas trop occupé par ses histoires d’amour foireuses ou à haïr Julio Iglesias du plus profond de son être. Bien que cette quête d’absolu soit somme toute assez agréable à lire, elle n’est rien comparée aux essais que l’auteur a signés sous son pseudonyme, Botul. Des textes loufoques, mais si vraisemblables qu’ils ont même trompé le célèbre BHL!

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