Déloger l’animal

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Rose ressemble à une fillette de sept ans, mais en a plus du double. Elle vit avec sa mère et Monsieur Loyal, le directeur de cirque. Quand elle n’est pas à l’Institut, elle s’occupe de ses lapins en rêvassant. Après la mystérieuse disparition de sa mère, l’enfant, assoiffée de réponses, puise à l’intérieur d’elle-même pour réinventer le passé. Celui de maman Rose et de ce père qu’elle n’a pas connu. C’est à une quête de vérité nourrie de mensonges que nous convie Déloger l’animal. Dans une langue perlée et brillante, l’étrange narratrice esquisse son univers. Un univers de sable qui nous glisse entre les doigts. Mais sa beauté tient dans cette impossibilité à le saisir et le retenir. Ainsi nous laisse-t-il une poussière d’incertitude sur les mains une fois la dernière page tournée.

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