Alchimiste impatient (L’)

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J’ai découvert cet auteur espagnol avec La Femme suspendue (JC Lattès, 2000) où faisions la connaissance de deux enquêteurs attachants de la garde civile madrilène : le sergent Bévilacqua, ex-psychologue, solitaire aux méthodes peu orthodoxes, et l’agent Chamorro, inexpérimentée mais terriblement volontaire : un mariage forcé au début qui s’avéra efficace au cours d’une enquête compliquée mais rondement menée. Avec L’Alchimiste impatient, les personnages s’affirment et l’intrigue est encore plus percutante. La garde civile découvre un cadavre nu, dans une pose scabreuse, mais sans violence apparente sur le corps. Ce dernier appartient à un cadre sans histoire d’une centrale atomique et l’affaire doit être classée faute de preuves. Cette solution ne satisfait pas notre duo. Le mort était trop riche ; ses proches et ses employeurs, trop fermés, et le principal témoin, disparu. Lorsque que ce dernier, une prostituée biélorusse, réapparaît, morte, Bévilacqua et Chamarro sont bien décidés a faire tomber les résistances, quitte à piler sur des pieds sensibles. Un très bon roman d’enquête, intelligent, drôle et rondement mené. On comprend qu’il ait gagné le prix Nadal, une distinction prestigieuse en Espagne.

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