Le sec et l’humide

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Le sec et l’humide est issu des mêmes recherches qui ont donné naissance aux Bienveillantes. Il n’y a donc pas lieu d’opposer ses 140 pages aux plusieurs centaines du premier (sa parution suit d’ailleurs, de quelques mois à peine, la version «folio», revue par l’auteur, des Bienveillantes). S’inspirant du chercheur allemand Klaus Theweleit, qui signe aussi la postface, Littell s’intéresse à un texte de Léon Degrelle, célèbre collaborateur et fasciste belge. À travers l’opposition du sec et de l’humide véhiculée dans les mots et les images de Degrelle, Littell tente de dégager une certaine «structure mentale de la personnalité fasciste». Le résultat est un petit livre tout à la fois fascinant et terrifiant, accompagné de photographies qui donnent froid dans le dos.

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