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Adieux à la Reine (Les)

Vienne, 1810. Agathe-Sidonie Laborde, jadis lectrice-adjointe de Marie-Antoinette, se remémore les trois jours qui précédèrent la chute de la monarchie française. À l’image de l’extravagante tragi-comédie qu’était la cour de Versailles — « ce pays-ci » où l’existence de nuées de courtisans, réglée sur la complexe mécanique du quotidien du Roi, n’était qu’apparat codifié —, la joliesse des tournures langagières transpire une froide rigidité. Réduit à néant, l’attrait provoqué par les somptueux costumes ou les gargantuesques dîners ayant cours avant la Révolution. Le principal sujet du roman (le désarroi et l’angoisse de l’innocente Sidonie) n’atteint pas son but : même ostensible, le trouble de la narratrice ennuie ! Mais les maniaques de Marie-Antoinette et les amateurs d’Histoire y trouveront leur compte. Les autres s’interrogeront sur ce Femina 2002 qu’a remporté Les Adieux à la Reine, dont seule l’érudition sauve la mise in extremis.
Par Hélène Simard, Les libraires
Les adieux à la reine Chantal Thomas
Seuil , 2002 Aussi en numérique Acheter
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