Corps étrangers (t. 1) : Avant tout, ne pas nuire

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Au commencement était la douleur. Douleur ressentie, subie, infligée et, enfin, douleur partagée. C’est dans ce partage de la douleur que le roman l’emporte sur le témoignage. Chez Patrick Froehlich, l’écriture est la recherche d’une parole qui lie, qui met en rapport un père et sa fille, un médecin et son patient, un écrivain et son lecteur. Le narrateur médecin enquête sur sa trajectoire et celles de sa famille pour recoller les morceaux épars d’une expérience de la douleur, avec au centre la souffrance des enfants malades. Un roman à l’écriture organique dans lequel les personnages s’approchent les uns des autres avec pudeur et délicatesse. C’est le premier volet d’un triptyque prometteur sur les corps étrangers auxquels le romancier prête le plus grand soin.

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