Planète des moules : Georges et Louis (t. 5) (La)

0

Georges est d’une nature discrète et mûre : son œuvre traitera d’équitation ; Louis, toujours à la recherche de l’extraordinaire dans l’éculé, ressent son atelier comme un laboratoire où la littérature est un Graal, et s’applique à résoudre ses dilemmes narratifs avec une logique aussi implacable que bête. Goossens, lui, affine au fil des années un système humoristique qui détourne le sérieux du traitement graphique et les clichés de genre par l’intrusion d’un premier degré de mauvais aloi, où l’autoritaire et le tragique croulent de dérision d’être ramenés au même plan que la banalité grossière et absurde. En ce sens, Larcenet, dans sa veine humoristique, applique ce système à la lettre, le décalage visuel en moins. Et La Planète… est un monde visionnaire où les moules, ayant supplanté l’homme, mangent leurs frites avec des Belges. Certaines rajoutent même du beurre dans lesdits Belges.

Publicité