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J’ai lu Mailloux. Histoires de novembre et de juin (L’Effet pourpre) en 2002. Puis j’ai attendu un autre roman d’Hervé Bouchard, citoyen de Jonquière. Le voilà. Et aussi Mailloux, réédité par Le Quartanier. L’autre est un drame sur l’exclusion ordinaire des foyers sans char dans l’entrée. On y lit les lamentations de la veuve Manchée, que la mort subite de son mari Beaumont, tandis qu’elle cueillait des framboises, a privée de bras ses six orphelins de père, dont on lira l’infinie plainte des «pourquoi» sans «parce que». Un texte qui parlera aux amateurs d’acrobaties, pour qui un vrai écrivain sait siffler la bouche pleine de biscuits soda. Bouchard, l’un de ces oiseaux rares, permute les lettres et les sons comme un sculpteur de rêves : «J’eus pour père un homme au cou plus court que le col de sa chemise, il avait un tour de taille assez grand pour paraître en trois sur une liste de lourds. Ça lui coûta cher de trou quand on le mis dans un.»
Par Mathieu Simard, Pantoute
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