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Littérature québécoise

Les libraires - Numéro 110

Ce qu’on respire sur Tatouine

Le roman s’ancre dans le quotidien. On y suit les pensées d’un trentenaire, malade. La fibrose kystique cadence son existence, même ses phrases. Les jobs insipides se succèdent, tout comme les amours éphémères, les brosses solitaires, puis les visites à l’hôpital. Des références à Star Wars ponctuent l’habituel, comme autant de renvois à l’étrangeté du monde. Quelque chose d’universel transcende les peines et les bonheurs du narrateur, une douleur de vivre à laquelle on s’identifie tout de suite. Le ton reste empreint d’une douce autodérision, d’un charme bon enfant. Jean-Christophe Réhel est poète, pas de doute là-dessus. Son style est rythmé, chaque morceau de texte chute avec éclat. L’œuvre est mélancolique, mais drôlement pleine d’espoir.

Par Anne-Marie Bilodeau, La Liberté
Ce qu'on respire sur Tatouine Jean-Christophe Réhel
Del Busso Editeur , 2018 Acheter
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