Tout sauf gris

1

Il semblerait qu’encore une fois, Guy d’Amours ― éditeur passionné, singulier prosateur, franc-tireur amusé ― ait décidé de tout miser sur une chose: l’authenticité. Son premier roman, Les mémoires de Merlin, avait été le fruit de cinq ans de recherche, de 500 pages de notes. Trois livres plus tard, il choisit pour Tout sauf gris un chouette format carnet-photos, des noires et blanches accompagnées de traits de rêveries, d’observations vagabondes. Certaines images recèlent l’universel: la fugacité du temps, le chagrin, l’isolement, le questionnement, mais aussi l’enfance et l’émerveillement. D’autres photographies, et c’est drôle à dire, ont quelque chose de profondément québécois. Il est plaisant, en tout cas, de lire des mots comme: «Je rêve d’une panne d’électricité qui durerait cent ans.»

Publicité