Soudain le minotaure

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Sombre et patient, le Mal est parfois tapi dans des recoins familiers, pervers cerbère synonyme de destruction. Montréal, un soir de novembre. L’innocence d’Ariane prend abruptement fin lorsqu’un inconnu surgit de sa garde-robe pour l’agresser. Incrédule, en apparence insensible, elle doit sa vie sauve à l’arrivée opportune de son colocataire. Trop tard pourtant ; sous les mains haineuses de cet homme masqué, l’univers d’Ariane bascule : survivra-t-elle au deuil de son âme ? Seule une plume furieusement maîtrisée, tranchante comme la lame de l’agresseur, permet l’ardue traversée de ce récit empli d’images révoltantes, d’une vérité crue essentielle à la mise en mots de cet indescriptible cri de détresse. Alors que Mino Torès, le violeur croupissant au fond de sa cellule, fantasme sur cette femme dont il n’oubliera jamais le refus de se laisser prendre, Ariane trouve un sens à sa survivance là où des milliers d’innocents ont indûment payé de leur vie. Tels deux adversaires, rage et rédemption définissent ce premier roman audacieux.

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