La Société du feu de l’enfer

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1978, Beyrouth, au Liban, en pleine guerre civile. Pavlov reprend le flambeau de son père, entrepreneur de pompes funèbres récemment décédé, et devient membre de la Société du feu de l’enfer. Au cœur d’un pays déchiré, plongé dans le chaos et tentant de se réfugier dans la piété et la morale, il s’occupera des morts dont personne ne veut : les cadavres anonymes, les parias… et ceux qui ont mené une existence libre des diktats et qui entendent bien quitter ce monde comme ils y ont vécu. On sort de cette tragicomédie aux accents surréalistes comme d’un film d’Emir Kusturica : des fanfares funèbres et des rafales de mitraillettes résonnant dans les oreilles, et, au cœur, un vague à l’âme indéfinissable.

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