La Cloche de verre

3

La seule chose que j’aurais envie de dire sur ce livre inclassable est qu’il m’a profondément ému sans que je sache réellement pourquoi. C’est probablement dû à la vérité qui se dégage de ces quatre textes très personnels finement ciselés, qui m’ont pris aux tripes. Pierre Gobeil pose un regard particulier sur la vie et nous l’offre en partage, et pourtant on ne peut parler d’autofiction dans son cas. On est dans une zone « anti-romanesque », et en même temps on est complètement dans la littérature et dans ce qu’elle a de plus noble. Le résultat est admirable. Le summum est atteint avec le dernier texte, sublime aveu de plus de 70 pages, déclenché par une simple phrase lue quelque part à un moment donné. La fin provoque une émotion forte difficile à nommer.

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