Au nom de Compostelle

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En 1240, le vicomte Raimond Trencavel, taxé d’hérésie en raison de son obédience cathare, tente une ultime reconquête de ses terres. Porteurs de son message, deux « parfaits » s’immiscent dans une caravane en route vers Compostelle ; formant un « curieux attelage », Étienne Lézat, tisserand, et Julien Vigordan, apprenti-chevalier, craignent à tout instant d’être démasqués. Or, il appert assez tôt que leurs compagnons de voyage obéissent à des desseins n’ayant à voir avec la foi. Et lorsque certains d’entre eux sont assassinés — un loup- garou ? —, la mission des faux « jacquaires » n’en devient que plus périlleuse… Manière de polar socio-religieux, Au nom de Compostelle se révèle d’agréable lecture, même si une narration plus introspective lui aurait fait gagner en intensité dramatique. Malgré ce bémol, Maryse Rouy, férue du Moyen Âge français, réussit à entraîner son lecteur dans la foulée des pèlerins.

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