8630 kilomètres

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«Je m’appelle Martin. J’ai quarante ans. Je suis debout près de mon père. Lui est couché dans un cercueil, l’air calme et détendu.» Ainsi commence, au kilomètre zéro, la quête existentielle du personnage principal de 8630 kilomètres, premier roman inachevé d’un auteur décédé trop tôt. À bord de sa Ford Taurus louée ou dans des chambres de motels anonymes, fumant cigarette sur cigarette,
s’interrogeant sur le vide de la vie, l’oubli et le néant, le double fictif de l’auteur avance dans la nuit. Il cherche des repères, s’interroge sur la solitude de l’homme moderne. L’écriture chirurgicale, sombre, étouffante, traduit l’angoisse du personnage, son errance physique et métaphysique. Brutalement interrompu, ce récit est suivi de deux nouvelles de l’auteur, qui donnent toute la mesure du talent de Gélinas. Un livre-héritage qui saura toucher ceux qui ont connu l’auteur, et aimé, et ceux qui le découvriront.

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