Sans penser à mal

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Barbara Seranella a été droguée, a vécu dans la mouvance des motards et longtemps exercé le métier de mécanicienne, tout comme Munch Mancini, dans Tous des rats, son premier roman. On retrouve cette dernière dans Sans penser à mal, où, sortie de l’univers de la drogue, elle tente de mener une vie normale. Mais Sleaze, un de ses anciens amants, brise sa relative harmonie en lui demandant un dernier service : récupérer son bébé, dont la mère est morte d’une overdose. Munch refuse, mais sa résolution vacille lorsque Sleaze est assassiné. Elle se retrouve à enquêter sur une histoire de trafic d’amphétamines d’où ressurgiront des fantômes de son passé. Le test du second roman est réussi : l’intrigue est réaliste et bien menée, le personnage principal est complexe et attachant, et l’écriture directe, vouée à l’intrigue, nous entraîne dans l’action à un rythme infernal.

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