Merrick

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Telles les créatures immortelles qu’elle a, littéralement parlant, ressuscitées, l’œuvre foisonnante de la très gothique Anne Rice ne semble pas sur le point de s’éteindre. En redonnant un second souffle aux disciples de Nosferatu avec ses sensuelles Chroniques des Vampires et en trempant sa plume sanglante (?) pour l’angoissante Saga des sorcières Mayfair, l’écrivaine s’est élevée, à l’instar de l’incorrigible Lestat, au rang d’icône de la littérature fantastique contemporaine. Merrick constitue le trait d’union de ces deux prodigieux cycles : pour une première fois, le sang s’unit à la magie. Il est donc primordial d’avoir lu les aventures de Louis, Claudia, David, Rowan et Cie pour apprécier Merrick ; la narration, essentiellement composée de dialogues, n’est appuyée que par quelques vagues repères chronologiques. L’ensemble, qui ne relève certes pas du chef-d’œuvre et suppose la connaissance des hauts faits des mythiques protagonistes, opère toutefois un certain charme.

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