Lady Jazz

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Craig Holden s’est fait remarquer par un intéressant roman, Les Quatre coins de la nuit. Si la fin quelque peu invraisemblable avait déçu certains lecteurs pointilleux (dont l’auteur de ces lignes), cela ne risque pas d’arriver avec Lady Jazz, dont la fin est… au début. Expliquons nous : dès le premier chapitre, le meurtrier d’Imogene Remus (la Lady Jazz du titre) nous est connu : il s’agit de son mari George Remus, avocat et bootleger, qui s’est livré lui-même à la police et compte assurer seul sa défense. C’est ainsi qu’on suivra en alternance, au présent, l’enquête du procureur général, et au passé l’histoire de la rencontre des deux époux, les premières années de leur union, puis les conflits qui finiront par les mener au geste fatal. Des questions (puis leurs réponses) peu à peu surgissent : y aurait-il une vulgaire histoire d’argent derrière ce meurtre conjugal ? La jeune veuve de guerre dont Remus s’est épris serait-elle moins blanche qu’elle paraît ? Au fait, Remus est-il vraiment coupable ?

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