Été qui ne s’achève jamais (L’)

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À chaque enquête, l’inspecteur anglais Alan Banks est de plus en plus attachant. Passionné de musique (de Mozart à Grateful Dead en passant par John Coltrane) et de lecture (il relit Homère), divorcé aux idylles compliquées, il supporte mal d’être constamment en contact avec ce que l’être humain porte de pire en lui. Bref, c’est cette humanité, doublée d’intuition et d’esprit de déduction, qui le rend efficace dans son métier. Cette fois, il enquête sur deux meurtres d’adolescents éloignés dans le temps et l’espace. Celui d’un ami d’enfance dont le corps est retrouvé 30 ans plus tard et de la mort duquel il se sent vaguement coupable, et celui d’un garçon de 15 ans récemment disparu. Banks élucidera les deux affaires, qui représentent autant des enquêtes en parallèle que sur lui-même, mais conservera ses doutes sur sa personne. La popularité de Peter Robinson, un Anglais qui vit au Canada, ne fait que grandir à chaque nouveau livre. Et avec raison !

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