Bondrée

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Dès les premières pages, nous pénétrons dans un brouillard que les instants de bonheur et d’insouciance de cet été de 1967 ne sauront dissiper. Andrée A. Michaud nous procure une satisfaction bien plus grande que celle d’être le témoin d’une intrigue; elle nous enveloppe par la force de son écriture. Je crois la plupart du temps que nous gagnons à ne pas déterminer trop à l’avance un endroit ou un contexte pour lire un livre (suisje bien en train d’écrire un « craque »?), et en particulier dans le cas de Bondrée. En y plongeant, peu importe « l’espace-lieu » ou l’espace-temps, tout est là pour la création d’une atmosphère. Le récit est aussi parsemé de descriptions sur le quotidien d’habitants de petits patelins, comme un petit quelque chose de « lynchien ».

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