Un livre sans histoire

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Jocelyn Boisvert a eu la brillante et heureuse idée de se glisser dans la peau d’un livre. Vous avez bien lu. Pendant 132 pages, le livre se raconte. On prend un réel plaisir à suivre son parcours, qui n’a rien de banal. On apprend, entre autres, qu’il a été oublié et trouvé à bien des endroits, qu’il est tombé d’une voiture tout près d’une flaque d’eau, qu’on lui a déchiré une page pour noter un numéro de téléphone et qu’un adolescent amoureux a osé écrire un poème sur ses pages. Rassurez-vous, certains l’ont lu en cours de route, dont moi ! En utilisant une formule qui est chère à son éditeur, soit en interpellant directement le lecteur avec beaucoup d’esprit, l’auteur n’a rien laissé au hasard et il nous procure un réel plaisir de lecture. Un livre sans histoire, vraiment ?

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